
Ces acteurs ont discuté des acquis et des défis rencontrés dans la mise en œuvre du mandat des droits de l'Homme par les Nations Unies et autres acteurs notamment nationaux.
Pour le Chef de la Division des droits de l'Homme de l'ONUCI, Eugene Nindorera, il faut aller au-delà d'une cérémonie. Cette journée commémorative « est une opportunité pour mener une réflexion sur la situation des droits de l'Homme : qu'est-ce qu'on a fait depuis vingt ans en terme de lutte pour la sauvegarde des droits de l'Homme avec les partenaires nationaux et internationaux ? C'est aussi une occasion pour nous de nous interroger sur ce qui a été fait ici en Côte d'Ivoire, quels sont les défis qui restent à relever et qu'est-ce qui doit être fait pour améliorer la situation des droits de l'Homme », a-t-il estimé.
Le Directeur de la Promotion des droits de l'Homme au Ministère ivoirien de la Justice, André Kamaté, a indiqué durant cette causerie-débat qu'il y avait en Côte d'Ivoire une nette amélioration des droits humains. Toutefois, a-t-il reconnu, beaucoup reste à faire. « Le Gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir pour que les droits des uns et des autres soient respectés », a fait savoir M. Kamate.
Selon Laurent Malan de l'ONG Transparency Justice, les aspects visibles des violations des droits de l'Homme sont en train d'être éliminés. Mais les aspects invisibles et pernicieux demeurent, a-t-il déploré.

Au terme des échanges les panelistes ont convenu que non seulement les droits de l'Homme devaient faire l'objet d'une attention particulière mais que l'Etat ivoirien devait aussi s'atteler à lutter contre la corruption qui est une violation des droits de l'Homme.
Pour rappel, c'est en 1950 que le 10 décembre a été officiellement institué Journée internationale des droits de l'Homme, après que l'Assemblée Générale des Nations Unies eut voté la Résolution 423 (V).




