Sensibilisation à la prévention des violations graves des droits de l’enfant à Kaga-Bandoro

26 fév 2025

Sensibilisation à la prévention des violations graves des droits de l’enfant à Kaga-Bandoro

Bebey Michelle Tchania / Biliaminou Alao

Les élèves, les enseignants et les membres de l’association des parents d’élèves du lycée polyvalent de Kaga-Bandoro ont été sensibilisés, le 22 février, à la prévention des violations graves des droits de l’enfant et à la vulgarisation du nouveau Code de protection de l’enfant. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne « Agir pour protéger les enfants affectés par les conflits », organisée par la MINUSCA.

Au cours de cette session, les participants ont échangé sur les mécanismes de prévention des violations graves des droits de l’enfant ainsi que sur le contenu du Code de protection de l’enfant.

Babala Kanzi, président de l’association des parents d’élèves du lycée polyvalent de Kaga-Bandoro, s’est réjoui de cette rencontre, qui s’est avérée très instructive. « On nous a montré la différence qui existe entre les enfants lorsqu'ils se trouvent dans les écoles, comment on les traite et comment on doit les surveiller. Ce que j’ai bien appris aujourd’hui, c’est qu'il faut laisser ses enfants, sans distinction, aller à l’école, et ne pas privilégier uniquement les garçons au détriment des filles. On nous a également montré comment gérer les enfants selon leur âge. La MINUSCA nous a montré avec le Code de protection beaucoup de choses à faire afin de bien gérer les enfants », a-t-il dit.

Cette session a également été un véritable éveil de conscience pour les élèves, comme le témoigne Syntyche, élève en classe de 3e« Ce que j’ai appris de ce qu’on nous a enseigné depuis ce matin sur les enfants, c'est que les enfants sont importants. Il faut que les parents s’occupent bien de leurs enfants pour qu'ils aillent à l’école et apprennent leurs leçons. Ce que j’ai constaté beaucoup plus dans la ville de Kaga-Bandoro ici, c'est qu'on donne la possibilité aux garçons d’aller à l’école, tandis que les filles restent à la maison. J’exhorte donc les parents à inscrire leurs filles à l’école, car le travail que l’homme fait, la femme peut aussi le faire pour le développement du pays », a-t-elle déclaré.

Pour renforcer cette sensibilisation, la Section de protection de l’enfant de la MINUSCA a distribué des exemplaires du Code de protection de l’enfant, qui serviront de référence en matière de conseil et d’orientation pour les parents, les enseignants et les élèves.

 

POC