Il est 11h36 ce lundi 8 février 2021. Le portail d’entrée du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC) à Bangui s’ouvre pour laisser entrer une file de camions. Rapidement, des employés sortent pour voir ce qui se passe. Les manutentionnaires s’activent aussitôt ; sur l’aire de stationnement, ils aident les camions à se garer. « Cela fait environ deux mois que nous n’avons pas vu de véhicule franchir cet espace. Pour nous qui sommes payés à la semaine, c’était vraiment difficile », témoigne le manutentionnaire Seratendji Aime Gaël.

Une escorte routière de la MINUSCA a permis l’acheminement du chargement jusqu'à la capitale, depuis le poste-frontière de Beloko, a indiqué le porte-parole militaire de la MINUSCA, le lieutenant-colonel Abdoul- Aziz Fall. « Nous avons escorté un total de 13 camions, 9 du PAM et 4 de la MINUSCA, avec différentes unités des forces de la Mission. L’escorte routière a été appuyée par des moyens aériens, notamment des hélicoptères sur les différents tronçons empruntés », a-t-il expliqué.
Pour les responsables de la douane centrafricaine qui ont procédé à l’inspection des camions, cette première opération réussie est un signe de ce que « les autorités travaillent. Cette arrivée prouve que la route est ouverte. Une fois l’axe complètement dégagé, nous nous organiserons pour le retour prochain des cargaisons commerciales »,a conclu le directeur adjoint chargé des services extérieurs, le colonel de douane Daniel Ngueregbi.





