MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Démobilisation de 92 ex-combattants UPC à Bangui

Processus DDR à Bangui 3
Leonel Grothe

Les 26 et 27 janvier 2026 ont vu à Bangui le déroulement d’une opération de désarmement et de démobilisation d’ex-combattants de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et d’éléments anti-balaka. Parmi eux figurent des combattants UPC précédemment désarmés à Ketté Sido (Ouham-Fafa) et dont la régularisation est un pas de plus dans l’évolution du processus de paix.


Grâce NGBALEO


L’opération a été conduite par l’Unité d’exécution du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (UEPNDDRR), avec l’appui logistique, technique, financier et sécuritaire de la MINUSCA. Elle a permis de désarmer et démobiliser 92 ex-combattants, dont 12 femmes, et de récupérer 66 armes de guerre ainsi que 4 414 munitions.


En sa qualité de chargé de communication à l’UEPNDDRR, Jules Gautier Ngbapo souligne que cette opération concernait principalement des combattants de l’UPC, dans le cadre d’un désarmement à titre de régularisation. « Ces combattants de l’UPC ramenés de Ketté Sido faisaient partie de ceux qui avaient été désarmés sur place mais qui (…) n’avaient pas suivi le processus DDR, mais avaient bénéficié d’un recrutement au sein de l’armée nationale. Aujourd’hui, bien qu’ils portent l’uniforme, ils n’avaient pas été régularisés par le DDR », a-t-il expliqué.


L’UEPNDDRR avait alors sollicité l’appui de la MINUSCA afin de procéder à ce désarmement de régularisation. Chaque ex-combattant désarmé a bénéficié d’une allocation financière, d’un kit d’accompagnement comprenant des vêtements, des ustensiles de cuisine et autres articles essentiels, ainsi que d’une carte de démobilisé.


Parmi les bénéficiaires, Salet Mahamat, ex-combattant de l’UPC, qui se réjouit de sa contribution à la paix : « Nous sommes désarmés aujourd'hui parce que nous voulons que notre pays se développe. La guerre a détruit notre pays, raison pour laquelle nous avons choisi de déposer les armes. Nous remercions le président de la République pour sa main tendue. La guerre ne résout aucun problème, elle fait reculer le pays. Nous abandonnons les armes pour de bon et nous demandons aux autres combattants de nous emboîter le pas. »

Etape cruciale vers la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine, les opérations de désarmement et de démobilisation sont fortement soutenues par la MINUSCA conformément à son mandat. En attendant le volet reintégration, les nouveaux effectifs viennent s'ajouter aux 6 433 ex-combattants ayant déposé les armes depuis le lancement du programme en 2018.