La ville de Bambouti, dans le Haut-Mbomou, a été le théâtre de violences répétées, notamment l'attaque de la milice AAKG le 28 décembre 2025, qui a empêché la tenue des élections groupées prévues le même jour. Bien que les Forces armées centrafricaines (FACA) aient repris la ville le 1er janvier 2026, la population a fui à Source Yubu, au Soudan du Sud.
Du 25 au 28 février dernier, une mission du Comité de mise en œuvre préfectoral de l’Accord de paix (CMOP) a visité Bambouti pour encourager le retour des habitants et y promouvoir la paix. Lors de cette mission facilitée par la MINUSCA, le préfet a rencontré les représentants des Forces de défense pour discuter de la protection des civils et des droits humains. Il a demandé aux militaires d'accompagner les retournés et de les protéger.
« Je vous demande de protéger ces populations qui sont en train de rentrer volontairement dans la ville de Bambouti. Car le 12 février dernier, la délégation religieuse et moi-même avions rencontré les réfugiés à Source Yubu, lesquels ont décidé de retourner à Bambouti et nous devons les encourager dans cette démarche afin de promouvoir la paix » a déclaré Col Léonard Mbele, préfet du Haut Mbomou avant d’appeler les détenteurs d'armes à se rendre aux autorités.
Lors d’une réunion à la mairie de Bambouti, en présence de 80 personnes dont 28 femmes, le préfet a remercié la population pour son engagement à revenir à Bambouti.
Les habitants de retour sur leur terre d’origine ont exprimé leur gratitude envers le Gouvernement et les FACA pour leur soutien en soulignant les obstacles rencontrés pour leur retour, notamment les mensonges et les messages de haine.
Lors de cette mission de terrain, la MINUSCA a organisé une activité de nettoyage du centre administratif pour renforcer la confiance entre la population et les forces présentes. Plus de 100 personnes, dont 50 femmes, ont participé à cette activité au cours de laquelle ont été diffusés des messages de paix et de cohésion.
LA JOIE DU RETOUR
Mbolidi Florence, présidente sous-préfectorale de l’OFCA à Bambouti, exprime sa joie de retrouver son habitation : « Je suis contente de retourner à Bambouti dans mon habitation. Beaucoup de gens expriment l’engouement pour le retour à condition que la sécurité soit garantie. Les femmes sont les premières victimes de ce conflit qui ne prend jamais fin. Il faudra trouver une solution au différend pour que les femmes et les enfants vivent en paix. C’est de trop ».
Edzona Agbessinyale Yao ALOGNON














