MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Discours de haine et VBG en période électorale au menu d’une sensibilisation dans la Vakaga

oundja
À Ouanda-Djalle (préfecture de la Vakaga), 20 participants, dont 9 femmes, ont pris part le 23 avril 2026 à un atelier de sensibilisation organisé par le Forum local des droits de l’homme, avec l’appui de la MINUSCA, afin de prévenir les discours de haine et les violences basées sur le genre (VBG) en période électorale.
Cet atelier, à vocation pédagogique, était consacré à l’utilisation des « boîtes à images » comme outil de sensibilisation des acteurs locaux sur les thématiques prioritaires relevant du mandat de la MINUSCA en matière de droits de l’homme. Organisée à quelques jours du second tour des élections législatives, la session a mis un accent particulier sur la lutte contre la désinformation, les discours de haine et l’incitation à la violence en période électorale.
Les échanges ont porté sur les droits des minorités, la promotion et la protection des droits des femmes ainsi que sur la question de la détention, en mettant en lumière les règles et garanties encadrant ce processus, de l’arrestation à la privation de liberté.
Le sous-préfet de Ouanda-Djalle, Idriss Rouzougala, a souligné le bien-fondé de cette activité qu’il a qualifiée d’opportunité pour renforcer la culture du respect des droits de l’homme dans sa circonscription. Il a rappelé que les droits de l’homme ne sauraient être considérés comme de simples concepts abstraits, mais qu’ils constituent des principes universels devant être appliqués en toutes circonstances.
Tout en saluant les efforts de la MINUSCA en faveur de la promotion des droits des femmes dans la sous-préfecture, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer leur inclusion dans la dynamique socio-économique des communautés, notamment à travers leur participation au processus démocratique.
Octavie Ousmane, membre de l’Organisation des femmes centrafricaines et participante à l’atelier, a mis en relief la pertinence des échanges. « Nous avons acquis davantage de connaissances sur nos droits et sur les moyens de promouvoir l’inscription de nos enfants à l’état civil, tout en faisant mieux entendre nos voix durant le processus électoral », a-t-elle soutenu.
Dans un contexte marqué par l’absence de structures formelles de police ou de gendarmerie, les participants ont été encouragés à assurer un suivi auprès des autorités locales afin de garantir le transfert rapide des personnes présumées auteurs d’infractions vers la ville de Birao, dans le respect des procédures légales.


Mamouda TANKOANO