Le Premier ministre Félix Moloua a échangé le 15 avril 2026 à Bangui avec la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, sur le suivi du processus de paix et la reconfiguration progressive de la Mission contribuant ainsi à l’extension de l’autorité de l’État et à la mise en œuvre du mandat de la Mission.
Par Grace NGBALEO
Les discussions ont d’abord porté sur la 12ᵉ session du Comité stratégique Désarmement, démobilisation et réintégration – Réforme du secteur de la sécurité et Réconciliation nationale (Comité stratégique DDR-RSS-RN), tenue la veille sous l’autorité du Président de la République.
Valentine Rugwabiza a souligné l’importance de cette rencontre, qui a permis d’évaluer les avancées enregistrées depuis la signature, en avril 2025, de l’accord de N’Djamena entre le Gouvernement et les groupes armés UPC et 3R. « Il y a eu des avancées qui sont très claires, qui sont tangibles en termes de désarmement de combattants.
La Cheffe de la MINUSCA a insisté sur la nécessité d’accélérer certaines étapes clés du processus. « Il est temps aujourd'hui, a-t-elle dit, d'avoir des horizons temporels en ce qui concerne la dissolution des groupes armés, mais aussi s'assurer que dans la réintégration, ceux {les ex-combattant} qui sont réintégrés dans les forces de sécurité ou ceux qui choisissent une réintégration socio-économique, ne soient plus sous le commandement des anciens leaders des groupes armés ».
Elle a également salué les orientations « très claires » données par le Chef de l’État, notamment en matière de réforme et de professionnalisation des forces de défense et de sécurité. Et de rappeler que le gouvernement s’est engagé à maintenir le rythme, avec la tenue du prochain comité stratégique « au plus tard dans trois mois », afin d’évaluer les résultats.
Reconfiguration progressive de la MINUSCA
Le deuxième point abordé est la reconfiguration de la MINUSCA, dans un contexte marqué par des contraintes financières.
« La Mission n’est pas épargnée par les contraintes de liquidité. Nous avons réduit la taille de notre force et de notre composante police », a expliqué Valentine Rugwabiza.
Cette réduction a entraîné une réorganisation du dispositif sur le terrain, avec la fermeture de certaines bases militaires. « Il est essentiel de s’assurer que ces fermetures ne créent pas de vide sécuritaire », a insisté la Cheffe de la MINUSCA.
Cette réduction a entraîné une réorganisation du dispositif sur le terrain, avec la fermeture de certaines bases militaires. « Il est essentiel de s’assurer que ces fermetures ne créent pas de vide sécuritaire », a insisté la Cheffe de la MINUSCA.
A cet effet, souligne-t-elle, un processus de rétrocession de ces bases au gouvernement centrafricain est en cours, afin que les autorités nationales puissent en définir l’utilisation selon leurs priorités contribuant ainsi à l’extension de l’autorité de l’État et à la mise en œuvre du mandat de la Mission.
Enfin, les deux parties ont convenu d’engager un travail conjoint sur la planification des tâches de la Mission susceptibles d’être transférées progressivement aux autorités centrafricaines. Ce processus se fera dans une approche coordonnée, responsable et guidée par les réalités du terrain.














