MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Justice, sécurité frontalière et de proximité pour consolider la paix dans l’Ouham

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À Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, les populations ont été témoins du lancement, le 23 avril 2026, de deux projets financés par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, initiés par le président de la République, Faustin Archange Touadéra, pour renforcer la sécurité, la justice et la cohésion sociale dans les zones sensibles. Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Mohamed Ag Ayoya, y avait représenté les Nations Unies.
Le lancement de ces projets illustre une coopération concrète entre les autorités centrafricaines et les partenaires internationaux, avec pour objectif commun de renforcer la sécurité, prévenir les conflits et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Le premier projet porte sur le renforcement de la sécurité aux frontières, en particulier dans la zone de Sido. Il vise à améliorer le contrôle des mouvements transfrontaliers, prévenir les menaces sécuritaires et réduire les tensions liées à la transhumance.
Dans son allocution, le président Faustin Archange Touadéra a souligné la portée de cette initiative. « Le lancement de ces deux projets marque une étape concrète dans la mise en œuvre de notre engagement, celui de bâtir un État fort, un État juste et présent sur toute l’étendue du territoire. À travers le projet de sécurité aux frontières, notamment dans la zone de Moyenne Sido, nous affirmons clairement notre volonté de mieux contrôler nos frontières, de prévenir les conflits liés à la transhumance et de lutter sans relâche contre toutes formes de criminalité », a-t-il déclaré.
Favoriser une transhumance apaisée
Les partenaires ont également mis l’accent sur la gestion pacifique de la transhumance, souvent à l’origine de tensions entre agriculteurs et éleveurs lorsqu’elle n’est pas suffisamment encadrée.
Le chef adjoint de la MINUSCA, Mohamed Ag Ayoya, a rappelé les objectifs du projet : « promouvoir une transhumance apaisée, dans un contexte où les mouvements de bétail peuvent être sources de tensions lorsqu’ils ne sont pas encadrés. En favorisant le dialogue entre éleveurs, agriculteurs et communautés locales, ces initiatives contribueront à prévenir les conflits et à instaurer des mécanismes durables de gestion concertée des ressources naturelles ».
Cette approche s’inscrit dans les efforts menés par les Nations Unies pour renforcer la cohésion sociale, prévenir les violences communautaires et soutenir la résilience des populations locales.
Renforcer la justice et la sécurité de proximité
Le second projet est consacré à la sécurité communautaire ainsi qu’au renforcement des institutions de justice et de sécurité au niveau local. Il a pour vocation de rapprocher les services publics des citoyens et à améliorer l’accès des populations à des institutions plus efficaces, accessibles et redevables.
Le président de la République a insisté sur cet enjeu : « Le second projet consacré à la sécurité communautaire et au renforcement des institutions de justice et de sécurité répond à une exigence fondamentale, celle de rapprocher l’État des citoyens et de restaurer la confiance. Car il ne peut y avoir de transformation sans justice. Il ne peut y avoir de développement sans sécurité ».
Comme le souligne le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, « au cœur de ces projets se trouve aussi un objectif fondamental : le renforcement des institutions judiciaires et de sécurité dans les zones ciblées pour être accessibles, efficaces et redevables, contribuant à une réponse plus adaptée aux besoins des populations ».
Ces deux projets bientôt réalisés sont illustratifs de l’engagement renouvelé des Nations Unies pour soutenir la République centrafricaine dans ses efforts de stabilisation, de restauration de l’autorité de l’État et de consolidation de la paix.
Komi Ambroise Dagnon