MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Mieux enquêter sur les violences sexuelles liées au conflit

USPJ1

Du 16 au 27 mars 2026, les éléments de l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants (UMIRR) et de l’Unité spéciale de police judiciaire de la Cour pénale spéciale (USPJ) ont suivi une formation sur les techniques d'audition et d'enquête en matière de violences sexuelles liées au conflit.

Organisée avec l’appui de la MINUSCA, du PNUD et de l’équipe des Nations Unies sur l’état de droit et les violences sexuelles liées au conflit, en étroite collaboration avec les autorités nationales, cette formation visait à renforcer les capacités des éléments de l’UMIRR et de l’USPJ afin d’améliorer les procédures, la collecte et la conservation des preuves, la conduite des auditions et la transmission des dossiers aux autorités judiciaires compétentes.

Pendant 10 jours, les participants, dont 43 éléments de l’UMIRR et 16 éléments de l’USPJ, venus de Bouar et de Bangui, ont été outillés, entre autres, sur la compréhension des violences sexuelles liées au conflit, la prise en charge des victimes, les procédures applicables en RCA, les droits humains et le droit international humanitaire, les techniques d’enquête criminelle, les auditions judiciaires, l’interrogatoire des suspects, la collecte et la conservation des preuves, la rédaction des procès-verbaux, la police technique et scientifique et le Protocole international de Londres relatif aux enquêtes sur les violences sexuelles liées aux conflits.

Le capitaine Clarisse Félicité Gbaboua, de l’UMIRR, a apprécié cette formation qui, selon elle, va améliorer la méthodologie de travail. « Grâce à cette formation sur les techniques d'enquête et de prise d'audition, nous allons pouvoir soulager les personnes survivantes et remplir nos mandats », a-t-elle affirmé.

Les ateliers étaient animés par des experts nationaux et internationaux avec une méthodologie participative, combinant exposés théoriques, travaux de groupe, études de cas et simulations pratiques.

Prudence Gosta, commissaire principal de police et OPJ à la Cour pénale spéciale, s’est dit satisfaite des modules de cette formation : « Nous avons appris une nouvelle technique qui permet d'auditionner des victimes de violences sexuelles. C'est une méthode qui va beaucoup nous aider sur le terrain parce que nous savons désormais comment faire quand on a une victime qui a peur ou bien qui ne va pas accepter de s'ouvrir à nous lors de nos enquêtes ».

Maximillien Yves Bodalo reconnait avoir « appris de nouvelles notions sur mon travail, mon rôle, ainsi que comment accueillir et orienter une victime. Avec la nouvelle technique apprise, je sais désormais comment conseiller une victime à avoir la maîtrise de soi ».

Pour Rosine Antoinette Bela Eyebe, responsable des Affaires judiciaires à la MINUSCA : « L’amélioration du taux de dossiers recevables, la réduction des procédures retournées pour insuffisance de preuves, le renforcement de la coordination entre l’UMIRR et l’USPJ sont autant d’objectifs concrets qui contribueront directement à la lutte contre l’impunité ».

 

Ingrid Josette Souembot née Sandanga