Des élections législatives, régionales et municipales partielles ainsi que le second tour des élections législatives se sont déroulés, le 26 avril 2026, dans un climat globalement calme et sécurisé en République centrafricaine. Un dispositif sécuritaire conséquent avait été mis en place, dans l’ensemble des 19 préfectures concernées, par les Forces de défense et de sécurité nationales, appuyées par la MINUSCA, avec une attention particulière portée aux zones prioritaires, mais aussi à la protection des femmes candidates.
Au lendemain des élections, MINUSCA a salué la tenue pacifique et ordonnée des scrutins. La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza s’est félicitée que les élections aient pu se tenir dans l’ensemble du pays.
La mise en place de dispositifs conjoints MINUSCA–Forces de défense et de sécurité centrafricaines a été déterminante tout au long des différentes étapes du processus, en application du plan intégré de sécurisation des élections (PISE) : déploiement sécurisé du matériel électoral, établissement d’un climat rassurant tant pour les organisateurs des scrutins que pour les votants, protection des électeurs et des installations à travers des patrouilles, rapatriement des résultats et des matériels.
Sur le terrain, l’action des militaires et des unités de police constituées de la MINUSCA a été optimisée par celle des officiers de police individuelle de la Mission, déployés pour renforcer la sécurité dans les circonscriptions électorales, dans la capitale et dans des régions clés à l’image de la Yade, de la Vakaga et du Haut-Oubangui.
La Police de la MINUSCA, déployée en colocation dans les commissariats et brigades de gendarmerie, a aussi apporté un soutien significatif aux Forces de sécurité intérieure dans la sécurisation des centres de vote.
Présence dissuasive des Forces de sécurité
Plusieurs semaines avant les scrutins, les Casques bleus de la MINUSCA et leurs homologues centrafricains avaient renforcé leur présence et multiplié les patrouilles dans plusieurs régions.
Le contingent zambien de la MINUSCA, en partenariat avec les Forces armées centrafricaines (FACA) avait organisé plusieurs patrouilles dans la Vakaga, avec comme objectif un déroulement des scrutins sans heurts ni incidents.
À Zemio, dans le Haut-Mbomou, les Casques bleus avaient conduit des patrouilles, notamment sur l’axe Zemio–PK 80–Maboussou, ainsi qu’au PK 70 le long des axes Zemio–Rafaï et Zemio–Mboki.
Dans la préfecture de la Ouaka, le bataillon burundais a été très actif, notamment avec des patrouilles à Grimari, tandis que le contingent tunisien a patrouillé avec les Forces de défense et de sécurité centrafricaines à Kouango et à N’Gakobo.
Dans la Nana-Mambéré, la sécurisation des bureaux de vote a été assurée par le bataillon bangladais, tandis que les patrouilles du contingent camerounais ont rempli leur mission sécuritaire à travers la préfecture de l’Ouham-Pendé.
C’est aussi le cas de la ville de Bambouti dans le Haut-Mbomou où les populations n’avaient pas pu participer aux élections de décembre 2025 en raison de violences. Cette fois-ci, les bureaux de vote ont pu ouvrir. Quelques semaines auparavant, la Mission avait en effet appuyé le déploiement des Forces armées centrafricaines depuis Bangui vers Bambouti, Zemio, Obo et Mboki.
Un environnement sécurisé pour la participation des femmes
Lors d’une rencontre, le 22 avril 2026, avec la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, Valentine Rugwabiza, les candidates avaient exprimé le souhait de voir les centres de vote sécurisés jusqu’à la clôture des scrutins et insisté sur la nécessité d’une présence active de la MINUSCA afin de renforcer le dispositif sécuritaire et de rassurer les électeurs.
« Nous sommes là (…) pour solliciter l’appui de la MINUSCA afin de renforcer la sécurité dans les zones où les femmes battent campagne », avait alors expliqué Rita Adeline Feikiré, coordonnatrice de l’Observatoire national de la parité.
Représentante du caucus des femmes leaders, Simone Bodemo avait mis en exergue l’importance d’une participation accrue à la gouvernance : « Nous voulons que de plus en plus de femmes soient impliquées dans la gestion de la cité centrafricaine ».
Des doléances toutes prises en compte par la Cheffe de la MINUSCA, qui a apporté des réponses rapides aux préoccupations des femmes tout en saluant les efforts déjà accomplis lors des précédentes élections.
C’est ainsi qu’à Bangui, la Police de la MINUSCA a assuré la sécurité de trois candidates, dont deux indépendantes dans le 8e arrondissement pour les élections législatives, et une dans le 2e arrondissement. Idem pour une candidate de la Nana-Bakassa, dont la sécurité a été prise en charge par le bataillon camerounais.
Alors que se l’acheminement des résultats des votes vers Bangui est en cours, nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour souligner, avec satisfaction, que les attentes sécuritaires des citoyens ont été satisfaites, permettant ainsi aux Centrafricaines et Centrafricains d’exercer leur droit de vote.
Biliaminou Alao et Uwolowulakana Ikavi












