Le 25 mars 2026, une mission conjointe Police de la MINUSCA, autorités locales et Forces de sécurité intérieure (FSI) s’est rendue à Bogoula dans la préfecture de l’Ombelle-Mpoko pour échangée, avec les acteurs locaux, sur la gestion des couloirs de transhumance et de promouvoir une coexistence harmonieuse entre activités agricoles et pastorales dans un contexte de tensions récurrentes.
La délégation a été accueillie par une forte mobilisation des populations locales, dans le cadre d’échanges directs entre les différents acteurs et les communautés, pour aborder les défis liés à la gestion harmonieuse et à la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs.
Au centre des discussions, la promotion d’une coexistence pacifique, dans un contexte où les tensions liées à l’accès aux terres et aux points d’eau demeurent récurrentes. Les participants ont souligné que le dialogue reste un outil essentiel pour prévenir les conflits, tout en insistant sur le rôle déterminant des autorités locales et des forces de sécurité dans l’accompagnement des communautés.
Présent lors des échanges, Mamadou Youssouf, un représentant de l’association locale engagée dans la médiation communautaire, a salué cette activité. « Cette mission est une opportunité pour nous de renforcer le dialogue entre éleveurs et agriculteurs. Nous vivons ensemble, et seule la concertation peut nous permettre d’éviter les conflits et de préserver la paix ici à Bogoula », a-t-il dit.
Jean-Baptiste Koffi, vendeur au marché de Bogoula, a également exprimé son espoir quant aux retombées concrètes de cette démarche. « Quand il y a des tensions entre agriculteurs et éleveurs, cela affecte nos activités. Les clients se font rares et l’insécurité freine le commerce. Nous avons besoin de stabilité pour travailler sereinement et subvenir à nos besoins », a-t-il confié.
La mission a par ailleurs mis en lumière la nécessité de renforcer les mécanismes locaux de gestion des couloirs de transhumance. L’accent a été mis sur l’adoption de pratiques concertées et respectueuses des intérêts de chaque partie, afin de garantir une utilisation durable et apaisée des espaces partagés.
À travers cette démarche, les communautés réaffirment leur volonté commune de consolider la stabilité dans la région. En misant sur la sensibilisation, la responsabilisation et la concertation, cette ambition contribue à instaurer un climat de confiance durable, essentiel à la paix sociale et au développement local.
Bouna Cherif Fofana/ Police MINUSCA














