5e réunion du Comité national de sécurisation du processus électoral
La Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a réaffirmé le plein engagement de la MINUSCA et des Nations Unies à soutenir l’achèvement du cycle électoral « sans précédent dans l’histoire de la République centrafricaine » lors de la 5eréunion du Comité national de sécurisation du processus électoral, tenue ce mercredi 18 mars 2026 à Bangui, sous la présidence du Ministre centrafricain de la défense nationale et de la reconstruction de l’armée.
La réunion, dont l’objectif était de passer en revue l’état des préparatifs des élections du 26 avril et de la mise en œuvre de leur plan intégré de sécurisation (PISE), a rassemblé le Président de l’Autorité nationale des élections (ANE), le Ministre de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local, le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, les chefs d’état-major des Forces de défense et de sécurité intérieure, les gouverneurs et préfets, par liaison vidéo, et des représentants de la MINUSCA et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Il est prévu que, le 26 avril 2026, se tiennent quatre scrutins combinés : le second tour des législatives, le premier tour des législatives partielles ainsi que les élections régionales et municipales partielles. Les élections partielles seront organisées dans les circonscriptions où le vote n’a pas eu lieu le 28 décembre 2025 mais aussi là où les résultats ont été invalidés par le Conseil constitutionnel. Ceci représente 3 435 bureaux de vote et concerne 1 240 940 électeurs, soit 51,7 % du corps électoral.
Conformément à son mandat, la MINUSCA apporte un soutien multiforme à cette dernière phase du cycle électoral.
Dans ses interventions, la Cheffe de la MINUSCA a appelé à « construire sur l’expérience passée » et sur « la sécurisation inédite de 99 % des bureaux de vote le 28 décembre 2025 », ajoutant qu’il était « important de maintenir la dynamique positive de coopération et d’anticipation ».
Alors que l’ensemble des participants ont relevé que les scrutins du 26 avril se tiendront pendant la période de transhumance, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine a préconisé d’apporter une réponse durable aux problèmes sécuritaires qui y sont liés. « Alors que nous avons relevé le défi du PISE, nous devons en tirer les leçons pour faire face à la sécurisation liée à la transhumance qui est localisée sur certains axes et dans certaines préfectures » a-t-elle déclaré.
Reprise des opérations de désarmement et de démobilisation avec le soutien de la MINUSCA
Au cours de cette réunion, Valentine Rugwabiza s’est félicitée de la reprise des opérations de désarmement et de démobilisation des combattants des groupes armés qui ont rejoint l’Accord de paix en 2025.
Les 13 et 14 mars 2026, 74 combattants ont remis volontairement leurs armes et munitions à Koui (Ouham-Pendé) lors d’une opération conduite par l’Unité d’exécution du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (UEPNDDRR) avec l’appui logistique, technique, financier et sécuritaire de la MINUSCA. Tous ont reçu une allocation et un kit de démobilisation ainsi que leur carte d’enregistrement.
En marge de cette opération, la Force de la MINUSCA a offert des soins médicaux à 85 personnes vivant près du site de désarmement et démobilisation. Le chemin vers une paix durable concerne tout le monde : groupes armés et communautés.
Visite du Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères à la MINUSCA
La MINUSCA a accueilli le vendredi 13 mars 2026 à Bangui le Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Le Ministre et la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, se sont entretenus sur la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA au profit de la population centrafricaine. Ils ont partagé le constat du rôle essentiel que nous jouons dans la protection des civils et l’extension de l’autorité de l’État en Centrafrique et ont souligné que la Mission met en œuvre son mandat avec efficacité, démontrant qu’un maintien de la paix qui fonctionne est possible.
Pour rappel, la France est le porte-plume des résolutions du Conseil de sécurité sur la République centrafricaine et le mandat de la MINUSCA.
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Florence Marchal
MINUSCA
Porte-parole & Cheffe par interim / Spokesperson & Officer-in-Charge Chief
Service de la communication stratégique et de l’information publique / Strategic Communication and Public Information Service
+236 75 98 17 13 I marchalf@un.org
Bangui, RCA

