Des représentants des communautés de Beloko/Cantonnier, composées de leaders communautaires, jeunes, femmes, commerçants et conducteurs de taxi-moto, ont été informés le 16 avril 2026 par la MINUSCA, dans cette localité située à 110 kilomètres de Bouar, de la rétrocession prochaine de sa base opérationnelle permanente aux forces de défense et de sécurité locales. Le but de ce moment d’échanges est de clarifier les raisons qui sous-tendent cette réorganisation, mais surtout de les rassurer de la poursuite du mandat de la Mission.
Au total, 22 participants, dont 13 femmes, représentant diverses composantes de la communauté locale, notamment les leaders communautaires, les jeunes, les femmes, les commerçants ainsi que les conducteurs de taxi-moto, ont pris part à cette rencontre qui intervient quelques jours après une mission conjointe d’information menée auprès des autorités locales et des forces de défense et de sécurité pour rassurer les populations sur le sens de cette réorganisation.
A leur intention, une délégation de plusieurs entités de la MINUSCA a souligné que la rétrocession de la base ne constitue nullement un désengagement de la Mission, mais s’inscrit plutôt dans une dynamique d’adaptation à l’amélioration de la situation sécuritaire et de consolidation des acquis en matière de stabilisation dans la région.
Il s’est agi de clarifier à la communauté les enjeux de cette reconfiguration. « La MINUSCA est engagée dans une opération de reconfiguration visant à consolider les gains engrangés ces dernières années en matière de pacification et de stabilisation », a expliqué la délégation, avant d’insister sur le fait que « La MINUSCA ne se désengage pas de Beloko. Elle restera engagée aux côtés des autorités locales et des forces de défense et de sécurité pour assurer pleinement son mandat de protection des civils ».
Les échanges qui ont suivi ont mis l’accent sur l’importance d’une communication claire afin de prévenir toute désinformation ou mésinformation autour de cette réorganisation. La délégation a ainsi encouragé les communautés à poursuivre leur collaboration avec la Mission, notamment à travers le partage d’informations sur l’environnement sécuritaire.
Du côté des populations, le message semble avoir été bien compris. A l’instar de Zobo Diane, commerçante, qui se dit rassurée. « Depuis quelques jours, nous voyions des camions transporter du matériel de la MINUSCA et avions craint un départ. Avec ces explications, nous sommes désormais rassurés », a-t-elle témoigné.
Même son de cloche chez les jeunes comme Gatom Kento, représentant de la jeunesse locale, qui a plaidé pour le maintien par la MINUSCA de ses activités civilo-militaires au profit des populations, malgré la rétrocession de la base.
Ce moment d’échanges a permis à la MINUSCA de réaffirmer son engagement à protéger les populations civiles, conformément aux prescrits de son mandat. Les communautés, pour leur part, ont exprimé leur satisfaction quant aux efforts déployés pour la pacification et la stabilisation du pays, tout en renouvelant leur bonne disposition à collaborer étroitement avec la Mission et les autorités locales aux fins de remontée d’informations sur les défis sécuritaires de leur région.
Dramane Darave










