MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Soutenir la participation des Centrafricaines aux élections du 26 avril 2026

Soutenir la participation des Centrafrcaines aux élections du 26 avril 2026 OKKK
À quelques jours du second tour des législatives ainsi que des partielles (législatives, régionales et municipales), la Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, s’est entretenu, a Bangui, avec des responsables d’organisations féminines. Au cœur des échanges, qui ont eu lieu le 22 avril 2026, en présence de la représentante d’ONU Femmes, il a été question d’évaluer l’accompagnement des candidates et d’identifier les actions à renforcer.
Les participantes ont eu droit, durant la séance, à une présentation détaillée sur l’appui de l’ONU au processus électoral en République centrafricaine, avec un accent sur le soutien en faveur des candidatures féminines. Les discussions ont aussi porté sur la perspective de leur meilleure représentativité pour optimiser leurs chances de réussite.
Rita Adeline Feikiré, coordonnatrice de l’Observatoire national de la parité, a mis en avant les difficultés rencontrées sur le terrain : « Nous sommes là […] pour solliciter l’appui de la MINUSCA pour pouvoir renforcer la sécurité dans les zones où les femmes battent campagne ».
Elle a notamment évoqué les violences et les défis sécuritaires observés lors du premier tour, tout en saluant les engagements pris pour renforcer la protection des candidates.
Valentine Rugwabiza dit avoir reçu nombre de leurs préoccupations, relatives notamment a la sécurité, communication et appui administratif: « J’ai pensé qu’il était opportun que nous nous rencontrions à quelques jours de ces échéances (…) Je suis ici essentiellement pour vous entendre et pour que nous discutions ensemble des préoccupations qui sont les vôtres ».
Elle a insisté sur la nécessité d’apporter des réponses rapides à ces défis à l’approche du scrutin et salué les efforts déjà accomplis lors des précédentes élections : « Tenir quatre scrutins le même jour sur tout le territoire (…) ce défi a été largement relevé ».
La Représentante résidente d’ONU Femmes, Rachelle Djangone Mian, a pour sa part rappelé les avancées enregistrées, tout en appelant à une mobilisation accrue : « Le fait qu’on ait des femmes au niveau de l’Assemblée nationale n’est pas juste une affaire de femmes, c’est une affaire de toute une nation ».
Elle a précisé que huit femmes ont déjà été élues lors du premier tour, tandis que 14 autres sont en lice. L’enjeu, selon elle, est d’atteindre une « masse critique » au Parlement afin de refléter la diversité de la société centrafricaine.
Autre intervention, celle de Simone Bodemo, représentante du Caucus des femmes leaders, qui a insisté sur l’importance d’une participation accrue à la gouvernance : « Nous voulons, dit-elle, que de plus en plus de femmes soient maintenant impliquées dans la gestion de la cité centrafricaine ».
Elle a estimé qu’une victoire des 14 candidates encore en lice constituerait une avancée significative pour la représentation féminine et pour l’avenir du pays.
Cette rencontre a permis de formuler des recommandations concrètes pour améliorer la participation au processus électoral, relatives notamment à la sécurité et au soutien logistique, afin de garantir des élections inclusives et équitables.
La présente rencontre trouve son justificatif dans les prescrits de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU qui souligne « l’importance de la participation pleine et égale des femmes à la résolution des conflits, à la consolidation de la paix, au maintien de la paix, aux réponses humanitaires et à la reconstruction post-conflit ».
Grace Ngbaleo