En partenariat avec les Forces de sécurité intérieure (FSI) et l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression contre les violences faites aux femmes et aux enfants (UMIRR), la Police de la MINUSCA, a lancé, le 12 mai 2026, à Bangui, une campagne de sensibilisation dans plusieurs établissements scolaires pour prévenir les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG). Près de 400 élèves sont ciblés par cette initiative qui élucide, à leur intention, les mécanismes de protection, les voies de recours et l’importance de dénoncer les abus.
Les décennies de crise sécuritaire en Centrafrique ont exposé les femmes, les filles, les garçons et autres personnes vulnérables aux violences basées sur le genre. Le milieu scolaire n’y est nullement épargné. Pour y remédier, la Police de la MINUSCA, en partenariat avec les FSI, mène des actions de sensibilisation et de prévention dans plusieurs établissements scolaires de Bangui.
Yousra Ben Belgae, de la Police de la MINUSCA en colocation avec l’UMIRR, explique l’importance de cette activité. « La prévention reste l’un des moyens les plus efficaces pour lutter contre les VSBG. À travers ces sensibilisations, nous voulons renforcer la confiance entre les élèves, les écoles et les services de protection afin de créer un environnement scolaire plus sûr pour tous ».
Le manque d’information, la peur de dénoncer et la stigmatisation des victimes favorisent la persistance de ces violences.
Clarisse Yakete, élève en classe de seconde, se confie : « Grâce à cette sensibilisation, j’ai compris que certaines violences que nous subissons ne doivent plus être considérées comme normales. Aujourd’hui, nous savons vers qui nous tourner pour demander de l’aide et protéger nos camarades ».
Selon les policiers en colocation à l’UMIRR, plusieurs cas enregistrés impliquent des élèves et parfois des membres du personnel éducatif.
« Beaucoup de cas reçus à l’UMIRR impliquent malheureusement des jeunes en milieu scolaire. Cette campagne est essentielle pour encourager les victimes à dénoncer les violences et pour rappeler que les auteurs devront répondre de leurs actes devant la loi », a souligné Yousra Ben Belgae.
Nguerekoudou Saturnin, gendarme de 2e classe des FSI à l’UMIRR, a abondé dans le même sens. « Cette campagne de sensibilisation permet d’encourager les élèves à dénoncer les violences basées sur le genre et à faire confiance aux structures de protection mises à leur disposition. Ensemble avec la MINUSCA et l’UMIRR, nous restons engagés pour assurer un environnement scolaire plus sûr pour tous », a-t-il affirmé.
Près de 400 élèves sont concernés par cette sensibilisation qui encourage la dénonciation des cas de violences, l’accompagnement des victimes et l’engagement de toute la communauté scolaire dans la prévention des VSBG.
Bouna Cherif Fofana / Police MINUSCA










