La conférence préfectorale pour une transhumance apaisée et prospère s’est tenue à Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, le 17 octobre 2024, avec le soutien de la MINUSCA. Cette rencontre, qui a réuni une cinquantaine de personnes, a permis de renforcer le dialogue entre toutes les parties prenantes afin d'élaborer des stratégies collectives pour une gestion harmonieuse de la transhumance.
Dans la Lobaye, la transhumance, en tant qu'activité traditionnelle, a toujours joué un rôle essentiel dans l'économie et la vie sociale des populations. Néanmoins, elle a souvent été accompagnée de conflits, comme l’a indiqué le maire de Mbaïki : « Elle [la transhumance] permet non seulement d'assurer la survie de nos éleveurs et agriculteurs, mais aussi de maintenir l'équilibre écologique. Cependant, des conflits liés à l'utilisation des terres, aux ressources naturelles ainsi qu'à la sécurité alimentaire ont souvent surgi. » Il a ajouté : « Il est de notre devoir, en tant que responsables locaux et partenaires au développement, de trouver des solutions durables. »

Représentant le chef de bureau de la MINUSCA pour la région du Bas-Oubangui et des Plateaux, Niels Stassyns a affirmé que le séminaire offrait l’opportunité aux parties prenantes de la transhumance, qui s’est révélée particulièrement problématique ces dernières années dans cette région, de « creuser et de formuler vraiment des actions concrètes pour qu'on puisse aller de l'avant et promouvoir une transhumance apaisée et prospère ».

Après la restitution de la Conférence nationale sur la transhumance, qui s’était tenue le 13 mai à Bangui, les participants ont suivi un exposé sur le cadre légal et institutionnel de la transhumance dans la Lobaye : état des lieux du secteur de l’élevage dans la préfecture ; organisation et fonctionnement, ressources, infrastructures et problèmes.

À la fin de cette rencontre, les participants ont émis le souhait que les recommandations faites se transforment en actions concrètes, pour une coexistence pacifique entre les communautés, mais aussi pour un meilleur avenir économique et écologique de la région.





