Le Comité de mise en œuvre préfectorale (CMOP) de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) de Bangassou, placé sous la présidence du gouverneur de la région du Haut-Oubangui et préfet du Mbomou, Victor Bissekoin, s’est réuni le jeudi 18 juin pour évaluer la mise en œuvre de son plan de travail annuel 2025-2026 et définir ses priorités pour l’exercice 2026-2027.
Le CMOP de Bangassou regroupe des organisations de jeunes, de femmes, des structures de paix et de réconciliation, ainsi que des représentants des directions régionales des ministères concernés. Au nombre de ses priorités pour l’année écoulée figurent les élections, la sécurité, la paix et la transhumance.
Des objectifs atteints à plus de 80 %, voire 90 %, comme le souligne le président du CMOP, Victor Bissekoin : « À travers les sensibilisations, les dialogues communautaires, les formations et les émissions radio, nous avons pu faire connaître l’APPR dans des zones reculées de la préfecture, contribuer à la résolution de conflits liés à la transhumance entre éleveurs et agriculteurs, et surtout accompagner la tenue d’élections paisibles en décembre 2025 et en avril 2026 », explique-t-il.
Lors de cette réunion-bilan, ses membres ont partagé plusieurs expériences d’actions menées en faveur du retour de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans différentes localités.
Mme Patricia Olga Singa, présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) et coordinatrice du Comité local pour la paix et la réconciliation (CLPR), a notamment évoqué un cas de conflit lié à la transhumance survenu au village de Ndjigandigui, à 25 km de Bangassou.
« Un éleveur peul s’était installé sur un espace où la population collecte la paille utilisée pour la couverture des maisons. Ses bêtes détruisaient cette ressource, ce qui a provoqué des tensions entre les deux communautés. Au nom du CMOP, nous nous sommes rendus sur place, avons échangé avec les leaders communautaires puis avec l’éleveur. Après plusieurs dialogues et séances de sensibilisation, un compromis a été trouvé, avec le déplacement de l’éleveur vers un autre site convenu d’un commun accord. Cette solution a permis de rétablir la paix dans la localité », a-t-elle rappelé à l’attention des participants.
Le sous-préfet de Mbomou, Karakombo-Okpeama Jean Bertin, avait aussi conduit une mission à Raison, un village situé à 25 km de Bangassou, dans le cadre d’un autre conflit lié à la transhumance.
Le différend opposait la population à un gardien de troupeaux, accusé de ne respecter aucun des accords conclus entre agriculteurs, pêcheurs, éleveurs et gardiens de bétail. Malgré plusieurs rappels à l’ordre, il continuait à faire paître ses animaux sans tenir compte des consensus établis au niveau local.
Avec l’appui des leaders communautaires, le CMOP a pris contacts avec son employeur qui a procédé à son remplacement, veillant au respect, par le nouveau gardien, des accords communautaires. Ce qui a permis un retour au calme dans le village.
À Ugandao, dans la sous-préfecture de Gambo, à 120 km de Bangassou, Ibrahim Didier Florentin, directeur régional de la Jeunesse pionnière nationale (JPN), et d’autres membres du CMOP ont également été mobilisés face à un conflit lié à la paix et à la sécurité.
Le différend est né d’intrusions répétées d’éléments armés chez des éleveurs, avec pillage de bétail. Les assaillants étaient souvent vus en compagnie de villageois, épargnés lors des attaques. Les éleveurs ont alors soupçonné les habitants d’être complices, ce qui a provoqué des tensions entre les deux communautés. En représailles, les éleveurs ont refusé de vendre leur viande aux villageois ou d’acheter leurs produits.
Le CMOP s’est déplacé dans le village, a rencontré séparément puis conjointement les différents groupes et les leaders communautaires afin de mieux comprendre la situation et de rechercher des solutions concertées.
À la fin de la médiation, les deux communautés ont échangé et se sont comprises. Elles se sont unies pour lutter ensemble contre les groupes armés, qui, ne trouvant plus de soutien auprès de la population, ont cessé leurs intrusions. La paix est ainsi revenue dans la zone.
La révision du PTA 2025-2026 a également permis de relever plusieurs défis, désormais transformés en points d’action pour le prochain exercice. Selon Leila Oumy Ndiaye, de la section des affaires politiques de la MINUSCA, l’un des objectifs de cet exercice de révision est d’amener le CMOP vers une plus grande autonomie dans la mise en œuvre de ses activités. « L’objectif est que le CMOP s’approprie pleinement ses missions et puisse poursuivre ses actions de sensibilisation, de prévention des conflits et de promotion de la cohésion sociale de manière plus autonome et durable » souligne-t-elle avant de poursuivre « Les ONG, les autorités locales et nationales ainsi que les élus locaux peuvent jouer un rôle important dans l’accompagnement et le soutien de certaines initiatives ».
La MINUSCA reste engagée auprès des autorités, de la société civile et de la population centrafricaine pour la restauration totale de l’autorité de l’état et le retour définitif à la paix en Centrafrique.
Le CMOP de Bangassou regroupe des organisations de jeunes, de femmes, des structures de paix et de réconciliation, ainsi que des représentants des directions régionales des ministères concernés. Au nombre de ses priorités pour l’année écoulée figurent les élections, la sécurité, la paix et la transhumance.
Des objectifs atteints à plus de 80 %, voire 90 %, comme le souligne le président du CMOP, Victor Bissekoin : « À travers les sensibilisations, les dialogues communautaires, les formations et les émissions radio, nous avons pu faire connaître l’APPR dans des zones reculées de la préfecture, contribuer à la résolution de conflits liés à la transhumance entre éleveurs et agriculteurs, et surtout accompagner la tenue d’élections paisibles en décembre 2025 et en avril 2026 », explique-t-il.
Lors de cette réunion-bilan, ses membres ont partagé plusieurs expériences d’actions menées en faveur du retour de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans différentes localités.
Mme Patricia Olga Singa, présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) et coordinatrice du Comité local pour la paix et la réconciliation (CLPR), a notamment évoqué un cas de conflit lié à la transhumance survenu au village de Ndjigandigui, à 25 km de Bangassou.
« Un éleveur peul s’était installé sur un espace où la population collecte la paille utilisée pour la couverture des maisons. Ses bêtes détruisaient cette ressource, ce qui a provoqué des tensions entre les deux communautés. Au nom du CMOP, nous nous sommes rendus sur place, avons échangé avec les leaders communautaires puis avec l’éleveur. Après plusieurs dialogues et séances de sensibilisation, un compromis a été trouvé, avec le déplacement de l’éleveur vers un autre site convenu d’un commun accord. Cette solution a permis de rétablir la paix dans la localité », a-t-elle rappelé à l’attention des participants.
Le sous-préfet de Mbomou, Karakombo-Okpeama Jean Bertin, avait aussi conduit une mission à Raison, un village situé à 25 km de Bangassou, dans le cadre d’un autre conflit lié à la transhumance.
Le différend opposait la population à un gardien de troupeaux, accusé de ne respecter aucun des accords conclus entre agriculteurs, pêcheurs, éleveurs et gardiens de bétail. Malgré plusieurs rappels à l’ordre, il continuait à faire paître ses animaux sans tenir compte des consensus établis au niveau local.
Avec l’appui des leaders communautaires, le CMOP a pris contacts avec son employeur qui a procédé à son remplacement, veillant au respect, par le nouveau gardien, des accords communautaires. Ce qui a permis un retour au calme dans le village.
À Ugandao, dans la sous-préfecture de Gambo, à 120 km de Bangassou, Ibrahim Didier Florentin, directeur régional de la Jeunesse pionnière nationale (JPN), et d’autres membres du CMOP ont également été mobilisés face à un conflit lié à la paix et à la sécurité.
Le différend est né d’intrusions répétées d’éléments armés chez des éleveurs, avec pillage de bétail. Les assaillants étaient souvent vus en compagnie de villageois, épargnés lors des attaques. Les éleveurs ont alors soupçonné les habitants d’être complices, ce qui a provoqué des tensions entre les deux communautés. En représailles, les éleveurs ont refusé de vendre leur viande aux villageois ou d’acheter leurs produits.
Le CMOP s’est déplacé dans le village, a rencontré séparément puis conjointement les différents groupes et les leaders communautaires afin de mieux comprendre la situation et de rechercher des solutions concertées.
À la fin de la médiation, les deux communautés ont échangé et se sont comprises. Elles se sont unies pour lutter ensemble contre les groupes armés, qui, ne trouvant plus de soutien auprès de la population, ont cessé leurs intrusions. La paix est ainsi revenue dans la zone.
La révision du PTA 2025-2026 a également permis de relever plusieurs défis, désormais transformés en points d’action pour le prochain exercice. Selon Leila Oumy Ndiaye, de la section des affaires politiques de la MINUSCA, l’un des objectifs de cet exercice de révision est d’amener le CMOP vers une plus grande autonomie dans la mise en œuvre de ses activités. « L’objectif est que le CMOP s’approprie pleinement ses missions et puisse poursuivre ses actions de sensibilisation, de prévention des conflits et de promotion de la cohésion sociale de manière plus autonome et durable » souligne-t-elle avant de poursuivre « Les ONG, les autorités locales et nationales ainsi que les élus locaux peuvent jouer un rôle important dans l’accompagnement et le soutien de certaines initiatives ».
La MINUSCA reste engagée auprès des autorités, de la société civile et de la population centrafricaine pour la restauration totale de l’autorité de l’état et le retour définitif à la paix en Centrafrique.
Par Solange Fiaty












