Les 28 et 29 janvier à Bangui, une vingtaine d'éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et des Forces de sécurité intérieure (FSI) ont pris part à un atelier de renforcement de capacités sur la promotion et protection des droits de l’homme en période post-électorale. Des moments d’échanges pour mieux comprendre les enjeux et risques post-électoraux, promouvoir le respect des droits de l’homme dans le maintien de l’ordre, mais aussi prévenir les violences et les discours de haine.
Ingrid Josette Souembot née Sandanga
Organisé par la MINUSCA, en collaboration avec la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CNDHLF), cet atelier de deux jours visait à renforcer les connaissances des participants sur les enjeux des droits de l’homme dans le contexte post-électoral, les cadres juridiques nationaux et internationaux applicables, ainsi que les rôles et responsabilités des institutions étatiques, des forces de défense et de sécurité et autres acteurs clés.
Les participants ont été instruit sur des notions qui leurs permettront de :
- Avoir une meilleure compréhension des enjeux et des risques liés aux périodes post-électorales, ainsi que des obligations et responsabilités qui leur incombent en matière de droits de l’homme ;
- Promouvoir des pratiques respectueuses des droits de l’homme dans le maintien de l’ordre, la gestion des manifestations et la protection des groupes vulnérables ;
- Contribuer à la prévention des violences, des discours de haine et de la désinformation susceptibles d’exacerber les tensions après les élections.
Des connaissances qui faciliteront leur tâche de sécurisation de la population en cas de nécessité, comme l’affirme Hyacinthe Longba Yaondo, rapporteur général adjoint de la CNDHLF, se basant sur une analyse des précédentes élections. « Sur la question de la protection de la population, il revient aux FSI et FDS de l’assurer. Et c'est pourquoi nous voulons que ces FSI et FDS puissent tenir compte de ce qui se passe souvent dans les manifestations post-électorales, lorsque les résultats sont contestés. C'est la raison pour laquelle nous voulons renforcer la capacité de ces personnalités à garantir la sécurité et la paix de la population ».
Pour le chef de bataillon Simon Mbongo Seck, participant, cette formation a fourni des outils nécessaires pour une meilleure gestion des événements post-électoraux. « Cet atelier vient à point nommé parce que nous sortons des élections. Ailleurs, les élections ont été entachées de contestations et ont généré des manifestations. Nous avons la chance que, jusque-là, il n'y ait pas officiellement de crise post-électorale. Mais les connaissances dont nous bénéficions vont nous aider ultérieurement à faire face à ce genre de cas », a -t-il dit.
Au nom de la Mission, William Lifongo, Directeur adjoint de la Division des droits de l’homme de la MINUSCA, a inscrit l'objectif de l'atelier dans la volonté « d'intégrer les questions relatives aux droits de l’homme dans le travail des forces de défense et de sécurité, en s’appuyant sur les normes nationales et internationales ». Et d'espérer qu’: «il contribuera non seulement au renforcement des capacités, mais également à une meilleure collaboration entre les acteurs des droits de l’homme et les institutions de défense et de sécurité, afin de mieux protéger les populations et de promouvoir une approche basée sur les droits de l’homme ».





