Au nombre des dégâts occasionnés par les attaques armées du 30 juin 2026 figurent plusieurs bâtiments de l'administration locale. Mais grâce au soutien logistique et sécuritaire de la MINUSCA, un espace de travail a été aménagé au sein de sa base opérationnelle, permettant au Sous-préfet de Am-Dafock d’assurer la continuité du service public au bénéfice de la population.
Les violences ont lourdement affecté les infrastructures publiques d'Am-Dafock. La sous-préfecture, la mairie, la gendarmerie, le centre de santé et autres bureaux administratifs ainsi que les archives ont été détruits ou incendiés, compromettant lourdement le fonctionnement normal de l'administration.
En guide de solution d’urgence, la MINUSCA a rapidement mis à la disposition du Sous-préfet un bureau au sein de sa base afin que celui-ci puisse continuer à s’acquitter de ses responsabilités. « Je suis actuellement à la MINUSCA, qui a aménagé un petit bureau pour que je puisse continuer à travailler. Mon bureau en ville a été détruit et les archives ont été incendiées. Grâce à cet appui, je peux continuer à exercer mes fonctions au service de la population », témoigne le Sous-préfet d'Am-Dafock, Abdel Kader Ramadan.
Au-delà de la protection des civils, cette initiative est illustrative de l'engagement continue de la MINUSCA en soutien à l’extension de l’autorité de l'État, même dans un contexte de crise, contribuant ainsi à préserver le lien entre les autorités et les citoyens, tout en préparant les conditions d'un retour progressif à la normale.
Les habitants inscrivent cet accompagnement dans une dynamique plus large de renforcement de la présence de l'État à Am-Dafock. « C'est grâce à l'appui de la MINUSCA qu'Am-Dafock a été érigée en commune. La Mission a également soutenu le Gouvernement dans l'organisation des élections, qui se sont déroulées dans de bonnes conditions. Notre ville avait déjà amorcé son développement grâce au retour de l'État soutenu par la MINUSCA. Aujourd'hui, nous demandons à la MINUSCA de poursuivre son appui afin d'accompagner la restauration de l'autorité de l'État », plaide Akram Hibiyou, habitant d'Am-Dafock.
Alors que les besoins en reconstruction restent importants, l'appui de la MINUSCA permet aux autorités locales de continuer à exercer leurs responsabilités et de maintenir un minimum de services administratifs. Pour les populations affectées, cette continuité du service public constitue un signe d'espoir et une étape essentielle vers le rétablissement de la paix, de la sécurité et du développement à Am-Dafock.
Le Chef de Bureau de la MINUSCA dans la Vakaga, Amadou Moctar Diallo, souligne qu’Am-Dafock reste une grande priorité pour la MINUSCA, rappelant, à cet égard, les investissements multiformes de la Mission dans la zone ces deux dernières années. Ces investissements, estimés à près de 300 millions de FCFA, visent à appuyer la protection des civils, l’extension de l’autorité de l’État, la réduction de la violence communautaire et le relèvement économique. Des réalisations au nombre desquelles figurent les bâtiments abritant la Sous-Préfecture, la Gendarmerie et la Mairie.










