
La MINUSCA intègre la protection de l’enfance dans l’ensemble de ses activités politiques, sécuritaires et opérationnelles. Elle appuie les autorités nationales et ses partenaires pour prévenir et répondre aux violations graves commises contre les enfants affectés par les conflits armés, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants, les meurtres et mutilations, les violences sexuelles, les enlèvements, les attaques contre les écoles et les hôpitaux, ainsi que les entraves à l’accès humanitaire.
La MINUSCA soutient également le renforcement des capacités des institutions nationales, des autorités locales et de la société civile, tout en accompagnant les efforts de réforme législative et de mise en œuvre des cadres juridiques de protection de l’enfance. Elle contribue en outre au suivi et au rapportage des violations graves des droits de l’enfant conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Principales réalisations depuis 2023
La MINUSCA a accompagné le Gouvernement, aux côtés de l’UNICEF, dans l’adoption du Protocole de remise des enfants associés aux forces et groupes armés aux autorités civiles. Ce protocole garantit que les enfants associés sont considérés comme des victimes en étant remis aux autorités civiles pour leur réintégration, plutôt que d’être accusés et détenus pour « association de malfaiteurs ».
- Entre 2023 et 2025, la Mission a mené un dialogue avec les Azande Ani Kpi Gbe (AAKG), ayant abouti à la libération de 151 enfants dans la préfecture du Haut-Mbomou. Par ailleurs, l’AAKG et Wagner–Ti Azande ont adopté une Directive de commandement (2024) interdisant à leurs éléments de commettre des violations graves des droits de l’enfant et ordonnant la libération immédiate des enfants associés.
- À la suite des Accords de N’Djamena d’avril 2025 et des opérations de désarmement et de démobilisation, la MINUSCA a facilité la séparation de 174 enfants associés à des groupes armés.
- Dans la préfecture de la Vakaga, la MINUSCA a soutenu les autorités locales dans l’adoption d’une Directive de protection de l’enfance (2026) à l’intention des sous-préfets et des dirigeants des groupes d’autodéfense afin de mettre fin aux violations graves, de les prévenir et de faire libérer tous les enfants recrutés et utilisés par ces groupes.
- La MINUSCA a permis de rendre opérationnels trois centres de formation professionnelle à Bambari, Bria et Bangassou. À ce jour, plus de 400 enfants vulnérables y ont bénéficié gratuitement d’une formation professionnelle dans le cadre des efforts de prévention et de réintégration.
