MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

A Birao, les patrouilles mixtes Police MINUSCA–FSI renforcent la sécurité et la confiance des populations

A Birao, les patrouilles mixtes 3

Les habitants de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, bénéficient du renforcement des patrouilles mixtes menées par la Police de la MINUSCA (UNPOL) et les Forces de sécurité intérieure (FSI), qui contribuent à la protection des civils et à l’instauration d’un climat de confiance entre les populations et les Forces de sécurité.

Entre octobre et décembre 2025, plus de 500 patrouilles mixtes pédestres et motorisées UNPOL/FSI ont été organisées dans les différents quartiers de Birao, notamment Lamena, Ngueredoumou, Toumou, sans oublier le quartier Korsi où vivent de nombreux réfugiés soudanais. Ces activités ont été facilitées à la suite du don, par la MINUSCA, de 10 motos aux Forces de sécurité intérieure à Birao et Am-Dafock. Ces motos ont permis d’intensifier les patrouilles et ainsi de de prévenir la criminalité, rassurer les populations et contribuer à la tenue d’élections apaisées dans la région.

Depuis janvier 2026, plus de 400 patrouilles ont déjà été conduites dans les différents quartiers de la ville. Au-delà de leur dimension sécuritaire, ces patrouilles constituent également des moments d’échanges avec les communautés. Les équipes UNPOL et FSI profitent de ces déplacements pour sensibiliser les habitants, notamment les leaders communautaires, à la protection des droits humains, à la lutte contre les violences basées sur le genre et à l’importance de la collaboration entre les populations et les Forces de sécurité.

Des populations rassurées

Am-Gourmaye Daoud Cheté, résidente du quartier Ngueredoumou 2 à Birao, salue ces patrouilles qui renforcent la confiance entre les communautés et les Forces de sécurité. « La présence des policiers des Nations Unies et des FSI nous rassure. Nous pouvons parler avec eux librement et leur signaler les problèmes dans notre quartier. Nous avons également été sensibilisés par la police des Nations Unies et nos FSI à l’importance de la cohésion sociale afin de préserver la paix. Ils nous ont encouragés à signaler tout acte ou comportement inhabituel pouvant nuire à la sécurité aux chefs de groupes, afin que l’information soit relayée aux autorités compétentes », a-t-elle confié.

Même sentiment pour Kamiss Takia, résident de Birao : « Avant, nous ne voyions pas souvent les Forces de sécurité dans notre quartier. Aujourd’hui, avec les patrouilles mixtes, nous nous sentons davantage protégés. Les policiers viennent discuter avec nous et nous encouragent à signaler tout problème de sécurité. Je suis satisfait de voir UNPOL et nos FSI mener des patrouilles pour dissuader les malfaiteurs. Avant, il y avait de l’insécurité dans la ville de Birao, mais aujourd’hui la situation s’est améliorée. Nous dormons en paix et nous nous réveillons en paix ».

Une collaboration saluée par les FSI

Du côté des forces nationales, cette collaboration est perçue comme un atout important pour améliorer la sécurité et renforcer la confiance avec les communautés.

Selon Samira Gozobangui, gendarme affectée à Birao, « les patrouilles conjointes avec la police des Nations Unies nous permettent d’améliorer notre manière de travailler avec les populations. Cette collaboration renforce notre capacité à mieux assurer la sécurité dans les quartiers de Birao ».

Sanata Lamoussa Semdé de la Police de la MINUSCA souligne que les activités conjointes avec les FSI s’inscrivent dans un effort global de renforcement des capacités des forces nationales. « Nous menons régulièrement des activités de renforcement des capacités avec les FSI, notamment la police et la gendarmerie, sur des thématiques telles que la police de proximité, la gestion des foules et le maintien de l’ordre, les techniques d’enquête criminelle ainsi que la protection des droits de l’homme dans les opérations de police. L’objectif est d’améliorer les compétences des FSI et d’harmoniser les méthodes avec les standards internationaux », a-t-elle dit.

 

Mamouda TANKOANO