L’Unité d’exécution du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (UEPNDDRR), avec l’appui de la MINUSCA, a mené les 23 et 24 mars 2026 à Bangui une nouvelle opération de désarmement et de démobilisation visant une cinquantaine de combattants.
Depuis le mois de juillet, l’UEPNDDRR intensifie les opérations de désarmement et démobilisation dans plusieurs localités du pays, dans le cadre du récent accord de N’Djamena ainsi que de celui du 6 février 2019. L’opération des 23 et 24 mars 2026 à Bangui, précédée par une opération à Koui la semaine dernière, marque la reprise des activités après avoir observé une pause lors de la période électorale.
Le général de brigade des Forces armées centrafricaines (FACA), Martin Gbebondi, précise que ces opérations concernent tous les groupes armés résiduels : « Nous ne ciblons pas des groupes spécifiques ».
Hamadou Hassan, représentant des ex-combattants, salue l’engagement conjoint du Gouvernement et de ses partenaires internationaux. « Chaque combattant qui a déposé les armes doit aussi désarmer son cœur. Il ne faut plus retourner dans la brousse. Nous voulons éviter de replonger dans les erreurs du passé », a-t-il dit.
Abdalaziz Adam, un autre représentant des ex-combattants, le complète en soulignant avoir « volontairement déposé les armes. Depuis 2013, cette guerre ne nous a menés nulle part. Aujourd’hui, nous voulons la paix et construire notre pays main dans la main ».
La MINUSCA joue un rôle central dans ces opérations, en apportant un soutien technique, logistique et financier. Elle prend en charge la fourniture du kit de démobilisé composé de vêtements, produits hygiéniques et ustensiles de cuisine ; c’est aussi la MINUSCA qui remet aux ex-combattants une indemnité leur permettant de réintégrer leur communauté.
Le général Gbebondi souligne également que « la mission onusienne intervient jusqu’au traitement final du matériel (armes, munitions et explosifs) récupéré, avant sa mise à disposition du Gouvernement centrafricain ».
Les ex-combattants désarmés ont le choix entre une intégration dans les corps en uniforme ou une réinsertion socio-économique.
Pour Ibrahim Abdoulaye, ex-combattant, père de quatre enfants, ce choix est avant tout tourné vers l’avenir : « J’ai déposé les armes pour la paix, pour ma famille et pour le développement du pays. Je ne retournerai plus dans la brousse. Je veux travailler librement comme conducteur de moto, agriculteur ou éleveur ».
Il lance également un appel à ses anciens compagnons : « Je demande à ceux qui sont encore dans la brousse de suivre notre exemple ».
Grâce Ngbaleo














