MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

A Am-Dafock, les déplacés saluent les efforts de protection des civils de la MINUSCA

vakaga

Depuis les violences qui ont frappé Am-Dafock le 30 juin 2026, plus de 17 000 personnes ont trouvé refuge à proximité de la base opérationnelle temporaire de la MINUSCA. Hommes, femmes et enfants y bénéficient de la protection des Casques bleus, qui poursuivent sans relâche leur mandat de protection des civils.

Pour garantir la sécurité des personnes déplacées, la Force de la MINUSCA effectue des patrouilles régulières de jour comme de nuit autour de la base et dans ses environs. Les Casques bleus entretiennent également un dialogue permanent avec les déplacés afin de mieux comprendre leurs préoccupations sécuritaires, renforcer la confiance et adapter leur dispositif de protection aux réalités du terrain.

« N'eût été l'intervention de la MINUSCA, la population d'Am-Dafock aurait péri. Je remercie la MINUSCA d'avoir accueilli la population auprès de sa base pour lui sauver la vie ». Cette affirmation du Sous-préfet d'Am-Dafock, Abdel Kader Ramadan, en dit long sur la rapidité et efficacité de l’intervention des Casques bleus de la Mission, laquelle a permis de sauver des milliers de vies.

En effet, pour de nombreuses familles ayant fui les combats, la base de la MINUSCA est synonyme d’un abri sûr où elles ont pu échapper au pire. Un sentiment partagé par les personnes déplacées qui continuent de vivre à proximité de la base. « C'est grâce à la MINUSCA que nous sommes encore en vie. Elle nous a accueillis et assure notre protection ici », confie Nabia Ngodji, déplacé interne.

Comme de nombreux habitants, Mansour Fatna Ali a tout perdu dans les violences. « Nous avons perdu nos maisons, nos vêtements et nos vivres. Les groupes armés ont tout détruit. Mais grâce à la MINUSCA, nous sommes en vie. Elle nous a accueillis et nous protège. Aujourd'hui, notre plus grand souhait est de retrouver la paix. », a-t-elle soutenu.

Les besoins humanitaires restent cependant considérables. Les personnes déplacées manquent de nourriture, d'eau potable et de soins de santé. « Nous, les jeunes, voulons la paix. Nous remercions la MINUSCA de nous avoir accueillis. Nous demandons également davantage d'aide alimentaire et de médicaments, surtout pour les enfants et les femmes », explique Gaston Jeremy Ganda, déplacé interne.

Au-delà de la protection des civils, la MINUSCA met à contribution ses capacités pour la délivrance de l'aide humanitaire, via le transport et la sécurisant les interventions des partenaires et en appuyant l'approvisionnement en eau potable et les services de santé d'urgence. Une approche intégrée qui a contribué à répondre aux besoins immédiats des populations tout en créant les conditions d'un retour progressif à la stabilité.

Tout en saluant ces efforts, Mathieu Takadja, déplacé interne et membre du conseil municipal d'Am-Dafock, appelle la MINUSCA à poursuivre ces engagements. « Je remercie sincèrement la MINUSCA d'avoir ouvert ses portes aux déplacés et de leur avoir offert un refuge. Toutefois, la situation sécuritaire demeure fragile. Nous demandons un renforcement de la présence des Casques bleus afin de mieux protéger la population d'Am-Dafock », a-t-il plaidé.

Le Préfet de la Vakaga, Judes Ngayoko, a également salué « l'appui multiforme de la MINUSCA depuis les premières heures de cette crise. » Selon lui, « l’intervention de la MINUSCA a été déterminante dans la protection des populations civiles, l'approvisionnement en eau potable, les évacuations médicales, ainsi que l'acheminement de l'assistance humanitaire d'urgence vers les populations affectées ».

Pour sa part, le Chef de Bureau de la MINUSCA dans la Vakaga, Amadou Moctar Diallo, la protection des civils demeure une tâche prioritaire de la MINUSCA, conformément à son mandat. Afin de mieux s’acquitter de cette tâche, la MINUSCA a renforcée la présence des Casques bleus sur le terrain, tout en prenant des mesures visant à améliorer leur sécurité ».

Mamouda Tankoano