MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

À Damara, la MINUSCA mobilise les acteurs locaux pour prévenir les cas d'exploitation et d’abus sexuels

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Les autorités locales, les Forces de sécurité intérieure (FSI), les leaders communautaires ainsi que les organisations de femmes et de jeunes de Damara, dans la préfecture de l'Ombella-M'Poko, ont pris part, le 14 juillet 2026, à une session d'évaluation des risques liés à l'exploitation et aux abus sexuels conduite par la Police de la MINUSCA (UNPOL). Organisée dans le cadre de la politique de tolérance zéro des Nations Unies, cette rencontre visait à identifier les facteurs de risque, à évaluer les mécanismes de prévention existants et à renforcer la protection des populations grâce à une approche participative.
Les échanges avec les participants ont permis de mieux cerner les vulnérabilités de la communauté, d'évaluer le niveau de connaissance des mécanismes de signalement et de recueillir les préoccupations des populations afin de renforcer les actions de prévention, de protection et de réponse face aux risques d'exploitation et d'abus sexuels.
Pour Saly Dramé, représentante du Réseau des femmes de la Police de la MINUSCA, cette mission constitue un levier essentiel pour renforcer la confiance entre les communautés et les institutions. « La prévention repose avant tout sur l'écoute et le dialogue. En donnant la parole aux femmes, aux jeunes et aux leaders communautaires, nous renforçons leur connaissance des mécanismes de plainte et des normes de conduite des Nations Unies. Une population informée est mieux protégée », a-t-elle expliqué.
Hamani Boubacar, de la Police de la MINUSCA, a souligné l'importance de cette démarche préventive. « L'évaluation des risques nous permet d'identifier les vulnérabilités propres à chaque localité et d'adapter nos actions. La prévention de l'exploitation et des abus sexuels est une responsabilité partagée entre les Nations Unies, les autorités nationales, les Forces de sécurité intérieure et les communautés », a-t-il déclaré.
Le sergent de police Jean-Baptiste Koya, représentant des Forces de sécurité intérieure de Damara, a salué cette initiative. « Cette mission renforce notre collaboration avec la Police des Nations Unies. Elle nous permet de mieux comprendre les attentes des communautés et de consolider nos actions conjointes en faveur de la prévention et de la protection des personnes les plus vulnérables », a-t-il déclaré.
Pour Nguere Bessan, représentante des femmes de Damara, cette mission répond à un réel besoin d'information. « Nous apprécions cette démarche qui nous permet de mieux connaître nos droits et les mécanismes de signalement. Ces échanges renforcent notre confiance et encouragent les femmes à s'exprimer sans crainte. Nous souhaitons que ces activités de sensibilisation se poursuivent afin de mieux protéger nos communautés », a-t-elle témoigné.
Au terme de cette mission, la Police de la MINUSCA a formulé plusieurs recommandations visant à renforcer les campagnes de sensibilisation, les mécanismes de signalement, l'implication des leaders communautaires et des organisations féminines, ainsi que la formation des acteurs concernés. Elle réaffirme ainsi son engagement en faveur de la politique de tolérance zéro du Secrétaire général des Nations Unies et de la protection des populations à travers une coopération renforcée avec les autorités nationales, les Forces de sécurité intérieure et les communautés.
Bouna Cherif Fofana / Police de la MINUSCA