MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Des acteurs chargés de la mise en œuvre du programme DDRR et du suivi de l’APPR renforcent leurs capacités institutionnelles

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60 cadres et agents du ministère en charge du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), ainsi que du suivi de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR), ont pris part à une formation de deux jours lancée le 8 septembre 2026 à Bangui avec l’appui de la MINUSCA. Cette session de formation vise à renforcer leur compréhension des stratégies du processus DDRR ainsi que des outils de suivi et de mise en œuvre de l’APPR.
Au cours des travaux, les participants ont échangé sur plusieurs thématiques, notamment le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement, la Réduction de la violence communautaire (RVC), le suivi des accords de paix, la Réforme du secteur de la sécurité (RSS), les questions relatives aux armes légères et de petit calibre, la médiation, ainsi que le développement des compétences administratives et professionnelles.
Ces sujets sont au cœur des défis auxquels fait face la République centrafricaine. Ils concernent non seulement la sécurité des populations, mais également le renforcement de l’autorité de l’État, la promotion de la cohésion sociale, la prévention des conflits et la création des conditions nécessaires à un développement durable.
Pour Pierre Emmanuel Ubalijoro, chef de la Section DDR de la MINUSCA, « le renforcement des capacités nationales constitue l’un des investissements les plus stratégiques pour garantir la durabilité des acquis obtenus en matière de paix, de sécurité et de cohésion sociale ». Il a souligné que « le succès de ces processus dépend avant tout de la capacité des institutions nationales à les conduire avec efficacité, responsabilité et professionnalisme. C’est ensemble que nous pourrons consolider les progrès accomplis et ouvrir la voie à une République centrafricaine plus stable, plus prospère et pleinement réconciliée avec elle-même ».
De son côté, le général d’armée Henri Wanzet Linguissara, ministre en charge du DDRR et du suivi de l’APPR, a salué l’accompagnement des partenaires. « J’adresse mes sincères remerciements à la MINUSCA et à tous les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant aux efforts du gouvernement dans la mise en œuvre des activités du DDRR et de la consolidation de la paix. Cette vision est celle du chef de l’État, qui tient à rétablir définitivement la paix en République centrafricaine », a-t-il affirmé.
Les participants ont également exprimé leur satisfaction quant à la qualité des modules dispensés. Mansour Kinima, chef du système d’information et de la communication au ministère du DDRR, estime que les connaissances acquises contribueront à améliorer les futures activités de sensibilisation du ministère.
« Je trouve tous les modules très édifiants. Nous comprenons désormais mieux ce que sont le DDRR, la médiation et les autres mécanismes de consolidation de la paix. Cela nous prépare au travail que nous allons mener sur le terrain et nous permettra, je pense, de réussir cette mission », a-t-il mentionné.
Cette formation lui a également permis de mieux comprendre les enjeux de la Réforme du secteur de la sécurité. « Aujourd’hui, j’ai obtenu des réponses à mes doutes et à mes interrogations sur cette question. J’encourage tous ceux, en particulier les civils qui détiennent illégalement des armes, à les remettre aux autorités compétentes, car elles représentent un danger pour eux-mêmes et pour leurs familles », a-t-il ajouté, tout en remerciant les partenaires pour leur soutien aux efforts de paix et de sécurité en République centrafricaine.
Une deuxième phase de cette formation réunira prochainement 60 autres cadres et agents du même ministère.
À travers cette initiative, les autorités nationales, avec l’appui de la MINUSCA, entendent renforcer durablement les capacités institutionnelles des acteurs chargés de la mise en œuvre du programme DDRR et du suivi de l’APPR.
Par Noura Oualot