La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, et le Premier ministre centrafricain, Chef du Gouvernement, Félix Moloua, ont présidé, le 10 août 2026 à Bangui, une réunion consacrée à la planification de la transition de la mission. Cette rencontre, qui a réuni les membres du Gouvernement, le leadership de la MINUSCA, des experts des deux institutions ainsi que des diplomates, a permis d’examiner les orientations de la planification de la transition. Une démarche inscrite dans la résolution 2800 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
La MINUSCA et le Gouvernement centrafricain poursuivent leur réflexion commune sur les modalités du transfert progressif de certaines responsabilités de la Mission aux autorités nationales. Les deux partenaires ont pris connaissance des conclusions du comité technique mixte chargé d’évaluer la mise en œuvre de ce processus et d’identifier les domaines pouvant faire l’objet d’un transfert graduel de compétences.
Dans son intervention, la Représentante spéciale a salué les progrès enregistrés grâce à la coopération entre la MINUSCA et le Gouvernement, estimant que le travail entrepris dans le cadre de cette planification témoigne des avancées réalisées par la RCA sur la voie de la stabilité et de la consolidation de la paix. « Nos nombreux résultats obtenus conjointement et graduellement en témoignent. Qu’il s’agisse de la mise en œuvre de l’APPR avec la dissolution de la majorité des groupes armés, de la démobilisation et du désarmement d’un nombre record d’ex-combattants, ou encore du succès historique des élections 2025/2026 », a-t-elle indiqué.

La Représentante spéciale s’est réjoui que l’appropriation nationale forte de la planification ainsi que les progrès et les réalisations concrètes sur lesquels elle s’appuie, permettent « d’envisager et planifier le transfert graduel des tâches et responsabilités de la Mission au Gouvernement ». Soulignant que le travail de planification doit se poursuivre au-delà de la présentation du rapport du Secrétaire général d’ici le 15 septembre 2026, elle a rappelé que l’objectif visé est « une transition graduelle, ordonnée et responsable, informée par la réalité du terrain pour préserver les acquis et consolider les progrès accomplis ».
Pour le Premier ministre, Félix Moloua, cette transition ne doit pas être interprétée comme un retrait de la MINUSCA du pays. « La transition dont nous posons aujourd'hui les jalons n'est pas un désengagement brusque mais un processus méthodique, graduel, structuré et concerté de transfert de compétences et de charges. Il s'agit de consolider les acquis de la paix, de transférer les responsabilités transférables aux institutions nationales et à l'équipe pays des Nations Unies tout en maintenant un accompagnement stratégique centré sur la mission fondamentale de la MINUSCA. Notre objectif commun est de garantir la pérennité des acquis sans créer de vide sécuritaire ou administratif tout en renforçant la coopération nationale sur l'ensemble du territoire », a-t-il déclaré.
« Cette transition concertée, progressive et responsable réaffirme la volonté ferme du Gouvernement de consolider la paix, de garantir la sécurité nationale et d’assumer pleinement la souveraineté nationale, main dans la main avec nos partenaires du système des Nations Unies », a ajouté le Chef du Gouvernement, saluant une étape historique.

La rencontre fait suite aux travaux entre les experts de la MINUSCA et du Gouvernement dans le cadre du comité technique mixte, co-dirigé par le Directeur de cabinet adjoint du Premier ministre et par le Représentant Spécial adjoint de la MINUSCA.
Un communiqué conjoint a été adopté à l’issue de la réunion de haut niveau par lequel les deux parties se félicitent de la tenue de ces travaux techniques inclusifs qui ont résulté sur des recommandations concrètes, pragmatiques et pleinement alignées avec la logique de consolidation qui animent leur partenariat. « Le Gouvernement centrafricain et la MINUSCA réitèrent leur détermination à poursuivre conjointement le travail de planification de la transition tout en poursuivant leur collaboration pour consolider les avancées significatives en termes de sécurité et de stabilisation, au profit de la population centrafricaine », lit-on dans le document.
Ingrid Josette Souembot née Sandanga














