La Coordination des affaires humanitaires a procédé le 5 février 2025 à Bangui, au lancement du Plan de réponse humanitaire (PRH) 2026. La communauté humanitaire entend mobiliser 264,1 millions de dollars américains, indipensable pour venir en aide à 1,3 millions de Centrafricains parmi les plus vulnérables.
La cérémonie, présidée par la ministre de l’Action humanitaire, Lina Josiane Bémakassoui, a vu la présence du Coordonnateur humanitaire et Chef adjoint de la MINUSCA, Mohamed Ag Ayoya, ainsi que de plusieurs partenaires et représentants de bailleurs. Dans un contexte marqué par des chocs à la base des besoins humanitaires : conflits, épidémies et catastrophes climatiques, l’assistance humanitaire demeure une bouée de sauvetage pour 2,3 millions de personnes, soit 35% de la population. Ainsi, l’objectif aujourd’hui est de sauver des vies et de fournir une assistance vitale à ceux qui en ont le plus besoin.
Mohamed Ag Ayoya, coordonnateur humanitaire de MINUSCA, a assuré que des efforts supplémentaires seraient engagés pour renforcer la mobilisation des ressources, afin de garantir un minimum d’assistance dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint. « Nous ferons le maximum. C’est notre responsabilité, c’est notre rôle d’appuyer le gouvernement à atteindre ces objectifs. Avec Mme la ministre, nous allons mettre en place des stratégies de mobilisation des ressources pour nous assurer qu’au moins les 1,3 millions de personnes ciblées puissent effectivement être atteintes », a-t-il déclaré.
La ministre de l’Action humanitaire, Lina Josiane Bémakassoui, a pour sa part, réaffirmé la nécessité de poursuivre l’assistance humanitaire la ou les besoins sont identifiés, mais également de renforcer les actions de résilience et de développement dans les zones où la sécurité le permet : « 2,3 millions de Centrafricains, soit 35 % de la population, auront besoin d’assistance humanitaire en 2026. Il est essentiel d’agir sur les deux aspects du contexte actuel de la vie centrafricaine : la poursuite de l’assistance humanitaire là où les besoins sont identifiés et la mise en œuvre d’actions de résilience et de développement là où la sécurité s’est suffisamment rétablie ».
En 2025, 116,9 millions de dollars américains, seulement 36% des financements requis, ont été mobilisés grâce à la générosité des donateurs, permettant de fournir une aide vitale à 887 000 personnes les plus vulnérables, soit 50% de la cible. Les coupures dans les financements humanitaires ont entraîné la fermeture de 116 bases opérationnelles appartenant à 60 organisations humanitaires à travers le pays.
Ingrid Josette Souembot née Sandanga












