MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Soutien à l’administration territorial

prefecture

La MINUSCA soutient l’État centrafricain dans le redéploiement et le fonctionnement effectif de l’administration territoriale, notamment dans les zones auparavant privées de services publics.

À travers le renforcement des capacités des autorités locales, l’appui logistique (mobilité, équipements, infrastructures administratives) et l’accompagnement des processus de gouvernance locale, la Mission contribue à rapprocher l’État des citoyens, à améliorer la prestation des services de base et à renforcer la légitimité des institutions publiques.

Avant 2023, plusieurs préfectures demeuraient confrontées à une présence limitée de l’État, à des administrations locales au fonctionnement précaire et à des contraintes structurelles liées à la mobilité des agents publics ainsi qu’au processus de décentralisation. Cette situation entravait fortement l’accès des populations aux services publics essentiels et affaiblissait la gouvernance locale, particulièrement dans les zones touchées par la crise.

Entre 2023 et 2025, la MINUSCA, a soutenu le redéploiement progressif des fonctionnaires et agents de l’État (FAE) sur l’ensemble du territoire national.

Leur nombre est passé de 3 418 en 2023 à 5 173 en 2024, pour atteindre 5 703 agents, dont 840 femmes, au 31 décembre 2025, traduisant une progression continue du redéploiement de l’État dans les secteurs clés des services publics.

Ces efforts ont permis une présence accrue, plus régulière et plus visible de l’État, la remise en fonctionnement d’administrations locales et une amélioration tangible de l’accès des populations aux services publics essentiels.

Réalisations majeures (2023-2025)

  • Construction et réhabilitation de bâtiments administratifs publics
  • Réhabilitation et équipement d’écoles (y compris l’Université de Bangui), électrification de communautés, construction de forages et systèmes d’eau et de marchés

 

L’exemple de la Nana-Gribizi : D’une zone de crise à une zone de résilience institutionnelle

La préfecture de la Nana‑Gribizi faisait face à une forte polarisation communautaire, à une insécurité persistante et à un fonctionnement très limité des services publics. La situation était encore plus critique à Nana‑Outa, nouvellement créée en sous‑préfecture, mais totalement dépourvue de services essentiels : aucune sous‑préfecture opérationnelle, pas de mairie, ni même de brigade de gendarmerie.

Entre 2023 et 2025, grâce à une approche intégrée combinant protection des civils, restauration de l’autorité de l’État et dialogue communautaire, la situation a connu une évolution notable. Aujourd’hui, dans les trois sous-préfectures de Kaga-Bandoro, Mbrès et Nana-Outa, les institutions de l’État sont opérationnelles : sous-préfectures, mairies, brigades de gendarmerie et services judiciaires fonctionnent et offrent des services réguliers aux populations.

Ces progrès ont permis une amélioration de la sécurité, la reprise de la libre circulation des personnes et des biens et un renforcement de la confiance entre les populations et les autorités locales. La Nana-Gribizi est désormais perçue comme une préfecture en voie de résilience, avec un retour visible de l’État et une stabilisation progressive du territoire.

 

 

 

 

 

 

 

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