MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Kouki : Plus de 200 ex combattants engagés pour le désarmement

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Le processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion d’ex-combattants a été officiellement lancé, le 21 juin 2026, dans la commune de Kouki, environ 85 Km de Bossangoa (Ouham). La cérémonie s'est déroulée en présence des responsables des groupes armés concernés, des autorités administratives et locales, ainsi que des représentants de la MINUSCA. Cette opération, qui marque une nouvelle étape depuis son grand lancement en 2018, s'inscrit dans les efforts de restauration de la paix et de la sécurité dans la région.

La commune de Kouki, comme plusieurs localités du pays, est encore objet de présence de groupes armés, particulièrement ceux du Mouvement du peuple centrafricain (MPC), et de l’Union du peuple centrafricain (UPC).

Le Général Martin Gbebondi, de l’Unité d’exécution du programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (UEPNDDRR) a ainsi défini les objectifs et les enjeux de cette initiative : « L’objectif premier du DDRR est que notre pays retrouve la paix, la sécurité, la quiétude pour son développement économique, or la présence des éléments des groupes armés perturbe la bonne marche de l'économie de cette localité. C'est pour cette raison, que de concert avec les responsables de ces groupes armés, nous nous sommes déployés ici à Kouki pour ces opérations ».

Cette opération était planifiée pour 200 ex-combattants à désarmer et démobiliser. Mais vu la mobilisation et l’affluence des ex-combattants, les organisateurs ont choisi d’aller au-delà de cet effectif initialement prévu.

Le Général Martin Gbebondi a aussi mis en exergue les bénéfices qu’offre le désarment aux combattants qui acceptent de déposer les armes : « Les ex-combattants qui déposent volontairement leurs armes et qui sont éligibles au désarmement ont des options, notamment leur intégration dans les camps en uniforme ou leur réintégration socioéconomique s’ils ne remplissent pas les conditions », fait-il valoir.

Dans le second cas de figure, souligne-t-il, les ex-combattants « ont plusieurs filières au choix : la couture, la menuiserie, la soudure et bien d’autres. Il y a également des programmes au profit de la communauté de base ; et le choix revient aux autorités locales de se prononcer sur que ce qu'ils souhaitent pour leur communauté : un marché, un dispensaire ou la construction d'une école ».

En amont du lancement de cette opération, une journée de sensibilisation a réuni les leaders locaux, les représentants des femmes, des jeunes ainsi que les chefs de quartiers et de villages, plusieurs questions liées à la paix et à la sécurité ont été abordées. Outre le désarmement, les échanges ont porté sur les problèmes inhérents à la transhumance, les conflits autour des points d'eau et la sécurisation des principaux axes routiers. Une opportunité pour les populations d’exprimer leurs préoccupations et attentes quant au retour durable de la paix dans la localité.

Par Ingrid Josette Souembot