758 jeunes de Bangui enclins à la violence ont été retenus pour participer à la 10e phase du Programme de réduction de la violence communautaire (CVR) de la MINUSCA. La cérémonie de lancement s’est déroulée le 9 mars 2026 en présence du Représentant spécial adjoint par intérim du Secrétaire général de l’ONU, Ebrima Ceesay, et du Chargé de mission au Ministère du DDRR et du suivi de l’APPR, le Commandant Jean Wilfried Lawet.
Ce programme destiné aux communautés et plus particulièrement aux jeunes exposés aux risques de violence est complémentaire du Programme national de désarmement, démobilisation et réintégration; il favorise également la cohésion sociale et la réinsertion. Cette année, le Programme de réduction de la violence communautaire (CVR) inclut plusieurs filières dont la couture, la conduite, la mécanique, le commerce et l’agropastoral.
Annette Betalet, ancienne bénéficiaire, qui était présente, a partagé son expérience avec les nouveaux bénéficiaires: « Je tiens d’abord à remercier la MINUSCA pour la mise en œuvre de ce programme et j’encourage les nouveaux bénéficiaires à ne pas croiser les bras après la formation. Il faut aider nos communautés ainsi que notre pays ».
Pour le Gouvernement, cette initiative s’inscrit dans l’entrepreneuriat des jeunes pour le développement du pays. « Les attentes du Gouvernement, c’est de promouvoir un esprit d’entrepreneuriat. A travers l’apprentissage de ces métiers, ces bénéficiaires peuvent employer ou encadrer d’autres personnes pour que la population soit autonome. Et en quelque sorte, une réduction de la pauvreté », a affirmé le Commandant Jean Wilfried Lawet, Chargé de mission au Ministère du désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) et du suivi de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR).
Le Représentant spécial adjoint par intérim du Secrétaire général de l’ONU pour la République centrafricaine, Ebrima Ceesay, s’est adressé aux bénéficiaires après le lancement : « Les compétences que vous développées aujourd’hui peuvent vous permettre de construire un avenir meilleur pour vous-mêmes, pour vos familles et pour vos communautés. Nous comptons sur vous pour devenir des acteurs du changement positif et des ambassadeurs de la paix dans vos quartiers ».
Ingrid Josette Souembot née Sandanga












