MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Adoption du rapport alternatif sur la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en RCA

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Le rapport alternatif sur la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en République centrafricaine, a été adopté, le 21 mai 2026, par les représentants des organisations de la société civile (OSC) et des défenseurs des droits de l’homme de Bangui et des régions, à l’issue d’un atelier organisé du 20 au 21 mai 2026 par la MINUSCA, en collaboration avec le Centre pour les droits civils et politiques et avec le financement de l’Union européenne. Cette rencontre, qui a réuni 75 participants, dont 25 femmes, a permis d’examiner le contenu du rapport, d’en vérifier la cohérence ainsi que la pertinence des données fournies par les OSC, et d’harmoniser les recommandations avant sa soumission au Comité international des droits de l’homme.

Gypsie Dayo, vice-coordonnatrice du Forum de la société civile pour les droits de l’homme de Bangui, affirme que ces deux jours de rencontre lui ont permis d’acquérir de nouvelles compétences pour la défense des droits humains. « On a appris beaucoup de choses qui vont nous permettre de mieux effectuer notre travail en tant que défenseurs des droits de l’homme. Ce rapport alternatif va servir à l’État centrafricain dans le cadre de la protection des droits de l’homme », a-t-elle dit.

Pour Julius Rufin Ngouade Baba, représentant du Ministère de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, ce rapport alternatif permet à l’État centrafricain d’avoir un regard externe sur le respect des droits de l’homme : « Les instruments internationaux en matière de droits humains auxquels la RCA est partie exigent que des rapports soient établis. L’importance pour le gouvernement, c’est d’accueillir ce rapport établi par les OSC, de l’exploiter et d’avoir une vue externe sur les actions que le gouvernement lui-même a mises en œuvre afin d’améliorer les conditions de nos concitoyens ».

Sylvestre Pakabomba, de la Division des droits de l’homme de la MINUSCA, explique que cet atelier va au-delà de la validation du rapport alternatif. « Cet atelier contribue également à renforcer les capacités nationales en matière de reporting international, de plaidoyer et de participation aux mécanismes internationaux et régionaux des droits de l’homme », a-t-il affirmé.

Lors de cet atelier, les OSC ont identifié les lacunes, les zones sensibles ou les violations persistantes des droits civils et politiques dans le pays et ont formulé des questions ciblées que le Comité international des droits de l’homme peut intégrer dans la liste des points à traiter avant le rapport officiel adressé à l’État. Ces questions orientent le dialogue entre le Comité et l’État, en mettant en avant les priorités nationales vues par la société civile.

Ingrid Josette Souembot née Sandanga