182 détenus et des membres du personnel pénitentiaire de la Maison carcérale de Berberati, dans la Mambéré-Kadeï, ont bénéficié, du 23 au 28 mai 2026, d’une campagne médicale gratuite organisée par la MINUSCA en collaboration avec le personnel soignant de l’hôpital régional de Berberati.
Menée avec l’appui des autorités locales, cette campagne médicale d’une semaine a permis d’offrir des consultations générales ainsi que le dépistage de plusieurs pathologies, dont la tuberculose.
La particularité de cette initiative réside également dans la prise en charge des maladies ophtalmologiques.
Intervenant à cette occasion, Leila Hotman, de l’Unité des affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSCA, est revenue sur les objectifs poursuivis à travers cette activité. « Cette campagne vise à améliorer l’accès aux soins de santé des détenus, tout en mettant un accent particulier sur le dépistage des maladies souvent négligées en milieu carcéral, notamment les problèmes de vue et les maladies chroniques », a-t-elle expliqué.
Elle a également souligné l’importance d’une prise en charge sanitaire adaptée garantissant le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.
Les bénéficiaires se disent satisfaits des prestations fournies.
Le représentant des détenus de Berberati a salué cet appui apporté dans un contexte difficile : « Nous sommes très reconnaissants pour cette assistance médicale qui vient soulager plusieurs détenus en cette période de détresse ».
Même réaction pour Ida, l’une des détenues bénéficiaires de cette campagne médicale : « Cette initiative nous redonne de l’espoir, car beaucoup de détenus n’ont pas facilement accès aux soins ».
Parmi les 182 détenus bénéficiaires, 13 femmes ont également reçu des kits de dignité afin de répondre à leurs besoins spécifiques.
Par ailleurs, la Maison carcérale de Berbérati a bénéficié d’un important lot de médicaments remis par l’Unité des affaires pénitentiaires et le contingent sénégalais de la MINUSCA afin de renforcer la prise en charge sanitaire des détenus.
Par Charlie Bahouba










