Renforcer les capacités des autorités locales afin de soutenir la restauration de l’État était l’objectif d’un atelier organisé par la MINUSCA le 2 juin 2026 à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. 32 chefs de quartiers et de villages, dont trois femmes, y ont été formés sur leurs rôles et responsabilités dans l’exercice de leurs fonctions au service de leurs communautés.
« Je suis très reconnaissante envers la MINUSCA pour cette formation qui vient nous montrer notre droit et devoir et je vais réunir mes administrés pour la restitution », a affirmé Brigite Namsio, cheffe du quartier Gogo dans le 5e groupement.
Alexandre André Ndombele, chef du quartier Bokossi-Banda dans le 2e groupement, estime que cette formation est bénéfique : « Nous sommes des autorités locales et nous devons informer la police et la gendarmerie sur des mauvaises choses qui se passent dans nos quartiers. Nous devons travailler dans l’impartialité et être des hommes de réconciliation et de paix ».
Cette activité fait suite à une précédente session de formation organisée à l’intention des chefs de quartiers et de villages des quatre nouvelles sous-préfectures de la préfecture de la Mambéré-Kadeï.
Le sous-préfet de Bouar, Jean Michel Bouaka, a exprimé sa gratitude envers la MINUSCA et plaidé pour l’extension de cette activité à d’autres communes : « Je profite de cette occasion pour plaider auprès de la MINUSCA d’organiser la même formation dans les communes d’Herman-Brousse, de Zotoa-Banguerem, de Doaka, de Koursou, de Niem-Yéléwa, de Yenga et de Béa-Nana ».
Par Alain François Bonaventure Matchindji








