MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

La République centrafricaine se dote de sa première base de données criminelle intégrée avec l’appui de la MINUSCA et de l’ONUDC

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La République centrafricaine a marqué aujourd’hui la mise en place de sa première base de données criminelle intégrée, avec le soutien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). La cérémonie, à laquelle a participé Son Excellence le Président Faustin-Archange Touadéra, a mis en lumière les efforts nationaux visant à moderniser les services de police, renforcer les enquêtes criminelles et consolider les acquis en matière de sécurité.

Cette base de données est conçue pour améliorer le partage d’informations, identifier les tendances criminelles et favoriser des réponses coordonnées, notamment face aux menaces criminelles transfrontalières.

«Les investissements dans le renforcement des capacités visent à assurer l’autonomie progressive et effective des institutions bénéficiant de cet appui », a déclaré Valentine Rugwabiza, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Cheffe de la MINUSCA. Elle a souligné qu’il est essentiel de doter les institutions nationales des moyens leur permettant d’assumer progressivement davantage de responsabilités afin de préserver les acquis sécuritaires et de protéger les civils.

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général Bienvenu Zokoué, a salué cette initiative comme une étape importante vers le renforcement des institutions nationales chargées de la sécurité et de leur capacité à répondre aux besoins de la population. « Ensemble, avec l’appui de nos partenaires, faisons de ces nouveaux outils des instruments efficaces au service de la sécurité, de la paix et de la stabilité de notre pays », a déclaré le ministre.

Le représentant de l’ONUDC, Kameldy Neldjingaye, a souligné que l’utilisation efficace de la base de données nécessitera une coopération durable entre les institutions chargées de la sécurité, des enquêtes et de la justice. « La technologie seule ne suffit pas. La véritable valeur de cet outil résidera dans la manière dont les institutions nationales l’utiliseront, conformément aux procédures établies, au respect de la confidentialité des informations et aux garanties prévues par la législation nationale », a-t-il affirmé.

Mme Rugwabiza a appelé à la mise à disposition d’un personnel qualifié et stable, à un financement national dédié aux opérations et à la maintenance, ainsi qu’au maintien d’une connectivité durable. Elle a insisté sur le fait que les services concernés doivent alimenter la base de données dans un cadre garantissant la protection des données personnelles et le respect des droits individuels.

La MINUSCA a financé la construction du centre abritant la base intégrée, les équipements et les serveurs, tandis que l’ONUDC a fourni l’expertise technique, la formation et l’appui à la connectivité. Le Gouvernement a mis le terrain à disposition et réalisé des travaux complémentaires..

Les prochaines étapes comprendront l’extension du système à la police judiciaire et au service des enquêtes de la gendarmerie, la mise en place de mécanismes fiables de sauvegarde des données et son déploiement progressif dans les régions. La MINUSCA a réaffirmé son engagement à soutenir ce processus et a encouragé les autres partenaires à y contribuer.

Contact

Mme Yaye N. Sène

Porte-parole

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