Du 6 au 9 octobre 2026, 50 participants, dont quatre femmes, représentant les nouvelles autorités municipales de Birao et les membres du Comité de mise en œuvre préfectoral (CMOP) de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), ont participé à un atelier de formation organisé par la MINUSCA. L’objectif était d’aider la nouvelle municipalité à mieux intégrer les questions relatives aux droits de l’homme dans ses plans de développement local et ses méthodes de gouvernance.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la MINUSCA visant à soutenir la continuité, le renforcement et la pérennité des mécanismes locaux de prévention et de protection des droits de l’homme. Elle vise aussi à préparer progressivement les autorités nationales et les acteurs communautaires à assumer pleinement leurs responsabilités dans ce domaine.
Au cours des différentes sessions, les participants ont appris à intégrer l’approche fondée sur les droits de l’homme dans les politiques et les plans locaux de développement. Ils ont aussi discuté du renforcement des mécanismes locaux afin de mieux anticiper les risques et d’aider les autorités à prévenir les atteintes aux droits fondamentaux et à les protéger.
Les participants ont également discuté des moyens de soutenir les actions de sensibilisation, de médiation et d’engagement communautaire afin de renforcer la cohésion sociale, de réduire les tensions entre communautés et d’encourager le respect des droits de l’homme dans les zones à risque. Ils ont mis l’accent sur l’intégration progressive des normes relatives aux droits de l’homme dans les pratiques administratives et les mécanismes de gouvernance locale.
Transformer les collectivités locales en outils pour promouvoir les droits de l’homme et prévenir les conflits
Pour Issa Karamo, conseiller municipal de Birao, cette formation arrive à point nommé. « Nous avons désormais une meilleure compréhension de la manière dont les droits de l’homme peuvent être pris en compte dans les projets de développement de notre commune. Cela nous aidera à mieux répondre aux préoccupations des populations, notamment les plus vulnérables », a-t-il déclaré.
Même satisfaction de la part de Guisma Younouss, conseillère municipale et membre du CMOP, qui souligne l’importance du lien entre le développement local et le respect des droits fondamentaux. « Les connaissances acquises nous permettront d’accompagner davantage les autorités locales et les communautés dans la prévention des conflits, la promotion du vivre-ensemble et, surtout, la prise en compte des droits des femmes », a-t-elle affirmé.
Pour le préfet de la Vakaga, Judes Ngayoko, cet atelier constitue une étape importante dans le processus d’appropriation locale des principes des droits de l’homme. « Un développement durable et inclusif ne peut être envisagé sans la prise en compte des droits fondamentaux de toutes les catégories de la population. Les collectivités locales ont un rôle essentiel à jouer dans cette dynamique », a-t-il rappelé.
À la fin de la formation, les participants ont promis de mettre en pratique ce qu’ils ont appris pour contribuer à instaurer une gouvernance locale plus inclusive, respectueuse des droits de l’homme et favorable à la paix dans la préfecture de la Vakaga.
Mamouda TANKOANO












