69 ex-combattants antibalaka, dont trois femmes, ont volontairement déposé les armes à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham (nord-ouest de la RCA). Transférés depuis Benzambe dans le cadre du processus de désarmement, ces anciens membres de groupes armés ont choisi de renoncer à la violence et d’entamer un parcours de réinsertion, avec l’appui de l’Unité d’Exécution du Programme national DDRR et de la MINUSCA.
La cérémonie de remise des armes s’est déroulée le 1er novembre 2026, en présence du gouverneur de la région de Yade, Barthélémy Ouilikon, du coordonnateur général de l’Unité d’Exécution du Programme National DDRR (UEPNDDRR), Samuel Touatena, avec l’appui de la MINUSCA. Au total, 18 armes, 15 engins explosifs, 1 055 munitions et 22 chargeurs ont été récupérés.
Ancienne membre d’un groupe armé, Hortense Zangbinon a encouragé celles qui sont encore dans le maquis à suivre la même voie. « Je lance un appel à mes anciennes camarades d’armes : il est temps de sortir et de saisir cette occasion pour retrouver une vie normale », a-t-elle dit.
Parmi les ex-combattants, 18 personnes, dont une femme, remplissent les critères d’éligibilité au programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration. Les autres pourront bénéficier d’initiatives de réinsertion adaptées.
Le coordonnateur général de l’UEPNDDRR, Samuel Touatena, a réaffirmé que le processus reste ouvert à tous ceux qui souhaitent abandonner la violence. « Le processus DDRR est ouvert à tous ceux qui manifestent la volonté de déposer les armes et de renoncer à la violence. Pour ceux qui ne remplissent pas les critères d’éligibilité, une alternative est prévue dans le cadre du projet de Réduction de la violence communautaire (CVR), a-t-il expliqué.
Pour sa part, le gouverneur de la région de Yade, Barthélémy Ouilikon, a souligné que : « Les autorités locales restent pleinement engagées à accompagner la politique de pacification prônée par le chef de l’État ».
À l’issue de l’opération, les 69 ex-combattants ont reçu des kits de première nécessité ainsi qu’un appui financier en attendant la suite de leur prise en charge. Au-delà des armes récupérées, cette démarche représente une nouvelle opportunité pour ces hommes et ces femmes de retrouver leur place au sein de leurs communautés et de contribuer à la consolidation de la paix dans la région.
En marge de cette activité, le bataillon camerounais de la MINUSCA a organisé des actions civilo-militaires au profit des populations locales, notamment des consultations et des soins médicaux gratuits, ainsi que l’approvisionnement en eau potable, renforçant ainsi son soutien aux communautés de Bossangoa.
Marien Belarmin Nambea












