MINUSCA
Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

Bria : promouvoir les Droits de l’Homme pour un développement local plus inclusif et une meilleure prévention des conflits

Bria : promouvoir les Droits de l’Homme pour un développement local plus inclusif et une meilleure prévention des conflits
Participation, redevabilité, non-discrimination et prévention des conflits : à Bria, des autorités locales et des membres du Comité de mise en œuvre préfectoral (CMOP) de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation ont renforcé leurs capacités sur l’Approche Basée sur les Droits de l’Homme (ABDH). Organisés par la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA, le 9 octobre 2026, ces ateliers visent à mieux intégrer les principes des Droits de l’Homme dans les plans locaux de développement et les mécanismes de gestion des conflits au bénéfice des populations.
Les populations sont les destinataires et les bénéficiaires ultimes de toutes les politiques publiques de développement. Pourtant, les mécanismes de planification et de mise en œuvre du développement local ne prennent pas toujours suffisamment en compte les principes et normes relatifs aux Droits de l’Homme. Cette situation peut limiter l’inclusion des groupes vulnérables, réduire les espaces de participation citoyenne et compromettre l’accès équitable aux services et aux opportunités de développement.
À travers les études de cas pratiques et les échanges avec les facilitateurs, les participants sont parvenus à un même constat : la nécessité de mieux connaître, comprendre et appliquer l’Approche Basée sur les Droits de l’Homme dans les plans et projets locaux de développement.
À l’issue des travaux, le représentant du gouverneur de la région du Fertit s’est montré optimiste. « La dynamique observée au cours de ces deux jours devrait contribuer à une meilleure prise en compte des Droits de l’Homme dans les plans locaux de développement », a-til affirmé
La première session de renforcement des capacités était consacrée à la promotion de l’application des principes de l’ABDH dans les processus de planification locale. Elle visait également à renforcer la collaboration entre les autorités, les mécanismes communautaires de gouvernance et les autres acteurs engagés dans la promotion des Droits de l’Homme et du développement local.
Le second atelier avait pour objectif d’outiller les membres du CMOP sur l’intégration de l’ABDH dans la prévention et la gestion des conflits. Les participants ont notamment approfondi les concepts fondamentaux des Droits de l’Homme ainsi que les principes de participation, de redevabilité, de non-discrimination, d’autonomisation et de légalité (), qui constituent les fondements de cette approche.
Le Pasteur Aimé Bonaventure Katchao a particulièrement retenu les enseignements relatifs à la médiation. « Nous avons appris de très bons mécanismes pour favoriser un bon dialogue et une bonne médiation. Pour réussir une médiation, il y a des mécanismes qu’il faut mettre en place, notamment la neutralité, la confidentialité et la recherche des causes profondes du problème. Lorsque l’on ne découvre pas le fond du problème, on risque de mener une médiation superficielle qui peut engendrer d’autres difficultés », a-t-il expliqué.
Le même sentiment animait les autres participants, qui ont salué l’initiative de la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA. Ils ont également exprimé le souhait que ce type de forum soit multiplié afin de renforcer la confiance entre les populations et les institutions judiciaires et de réduire les risques de conflits liés à la méconnaissance des lois.
L’Approche Basée sur les Droits de l’Homme constitue un cadre méthodologique reconnu qui permet d’intégrer les normes et principes internationaux des Droits de l’Homme dans les politiques publiques, les programmes et les projets de développement. En mettant l’accent sur la participation, la redevabilité, la non-discrimination, l’autonomisation et la légalité, elle contribue à renforcer l’efficacité, l’équité et la durabilité des interventions, tout en favorisant une meilleure prise en compte des besoins des populations les plus vulnérables.
Didier Bapidi-Mbon