Les habitants de Niem et de Yelewa pourront bientôt compter sur deux nouveaux forages pour accéder à l’eau potable, une ressource devenue rare et source de nombreuses difficultés dans ces localités de la sous-préfecture de Bouar. Le projet a été officiellement lancé le 25 septembre 2026 en présence des autorités locales, des leaders communautaires et des populations bénéficiaires.
Pour les familles de Niem et de Yelewa, la quête quotidienne de l’eau pourrait bientôt appartenir au passé. Dans ces deux localités de la commune d’élevage de Niem-Yelewa, l’annonce de la construction de deux forages est accueillie avec soulagement par des populations confrontées depuis plusieurs années à des difficultés d’approvisionnement en eau.
Le lancement de ce projet marque une étape importante pour ces communautés qui espèrent bénéficier d’un accès plus sûr à cette ressource essentielle. L’initiative vise non seulement à améliorer les conditions de vie des habitants, mais aussi à renforcer le bien-être collectif et la cohésion sociale au sein de la commune.
Prenant la parole au nom des autorités locales, Aminou Seyni, premier adjoint au maire de la commune de Niem-Yelewa, a salué une réponse concrète à une préoccupation majeure des populations. « Les populations de Niem-Yelewa souffrent d’un manque cruel d’eau potable. Ce projet à impact rapide vient à point nommé pour améliorer leur accès à cette ressource essentielle et, par conséquent, leurs conditions de vie », a-t-il déclaré.
S’exprimant au nom de la MINUSCA, Dramane Daravé, chargé de l’information publique, a rappelé que cette initiative s’inscrivait dans un programme plus large d’appui aux communautés locales. « Ce projet constitue la première étape d’une série d’actions destinées à renforcer durablement l’accès aux services sociaux de base. Il s’inscrit également dans le cadre de l’accompagnement du processus de paix et de la mise en œuvre de projets à fort impact socioéconomique au profit des populations locales », a-t-il indiqué. « La réalisation de ces forages contribuera à réduire les maladies hydriques telles que le choléra, les diarrhées et la typhoïde. Elle permettra également d’alléger les corvées d’eau qui reposent principalement sur les femmes et les jeunes filles, tout en réduisant les tensions parfois observées autour des points d’eau », a-t-il précisé.Pour les communautés bénéficiaires, ces nouveaux points d’eau devraient ainsi faciliter le quotidien de nombreuses familles, tout en offrant une meilleure protection contre les risques liés à la consommation d’eaux non traitées.
Le représentant de la MINUSCA a par ailleurs rappelé que ce projet s’inscrivait dans la continuité des réalisations déjà soutenues dans la commune, notamment la construction de la mairie de Niem-Yelewa, la réhabilitation du collège de Yelewa ainsi que la mise en œuvre d’activités de réduction de la violence communautaire. D’autres initiatives sont également envisagées, parmi lesquelles la construction de hangars dans les marchés de Niem et de Yelewa ainsi que la construction d’un nouveau collège à Yelewa.
Pour sa part, Kelani Chester Adonis, représentant de l’organisation chargée de l’exécution du projet, a souligné l’importance de cette intervention pour des populations qui continuent de dépendre de sources d’eau souvent impropres à la consommation. « Ce projet répond à une demande pressante des communautés. L’utilisation d’eaux non potables expose particulièrement les enfants âgés de zéro à cinq ans à diverses maladies. Les travaux seront exécutés sur une période de six mois, avec l’ambition de les achever avant le délai prévu », a-t-il expliqué. L’organisation chargée de la mise en œuvre prévoit également d’associer étroitement les communautés au suivi des ouvrages à travers la création d’un comité de gestion des points d’eau, afin d’en garantir la pérennité.
Au cours de la cérémonie, la MINUSCA a rappelé à l’organisation bénéficiaire son obligation de gérer les ressources financières mises à disposition dans le strict respect de l’accord signé et du code de conduite de la Mission. Les autorités locales et les communautés ont, quant à elles, été encouragées à mettre en place un mécanisme de suivi opérationnel pour assurer une exécution transparente et efficace du projet.
En attendant l’achèvement des travaux, les habitants de Niem et de Yelewa se projettent déjà vers un quotidien moins marqué par les longues corvées d’eau et les risques sanitaires. Financé dans le cadre d’un Projet à impact rapide (QIP) de la MINUSCA, ce projet illustre l’appui apporté aux populations à travers des réalisations répondant à des besoins essentiels et contribuant au renforcement de la cohésion sociale ainsi qu’à la consolidation de la paix dans la région.
Dramane Daravé












