Le Gouvernement centrafricain a réceptionné, le 8 octobre 2026 à Bangui, un centre de traitement des données criminelles financé par la MINUSCA et de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Destinée aux Forces de sécurité intérieure, cette infrastructure vise à améliorer la collecte, le traitement et l’exploitation des données criminelles afin de renforcer l’efficacité des enquêtes et la lutte contre la criminalité en République centrafricaine.
Mise en place à la demande des autorités nationales, cette plateforme numérique moderne est dotée de logiciels spécialisés permettant le stockage, la sauvegarde et la gestion des informations criminelles. Elle contribuera à renforcer la gouvernance du secteur de la justice et de la sécurité en facilitant les vérifications d’identité, la consultation des antécédents criminels et la lutte contre l’impunité.
La mise en place et l’opérationnalisation de cette plateforme, permettront aux Forces de sécurité intérieure de mieux répondre aux défis liés à la collecte, à l’exploitation et à la gestion des données criminelles sur l’ensemble du territoire national.
Recevant officiellement l’infrastructure, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Bienvenue Zokoué, a affirmé que « ce centre de traitement de base de données criminelles va nous permettre dorénavant de centraliser tout ce qui est collecte des empreintes digitales, de numériser et d’archiver les données afin que, si le même délinquant commet une autre infraction à Bangui ou à l’intérieur du pays, nous puissions rapidement savoir s’il a déjà été poursuivi ou non. Cela nous permettra d’avancer beaucoup plus rapidement dans les enquêtes et le travail de police judiciaire ».
De son côté, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a souligné l’importance de cette réalisation dans le contexte de consolidation des acquis sécuritaires enregistrés ces dernières années. « Grâce à la base de données criminelles, la police et la gendarmerie disposeront désormais d'un outil commun permettant de centraliser les informations sur les crimes, les infractions et les individus recherchés, contribuant ainsi au renforcement de la chaîne pénale et à la lutte contre l'impunité. Ce résultat est le fruit d'un partenariat actif entre plusieurs acteurs. La MINUSCA, à travers sa composante police et ses fonds programmatiques, a financé la construction et l'équipement du bâtiment ainsi que l'acquisition des serveurs », a-t-elle indiqué.
Un outil au service du renforcement des capacités nationales
La remise de cette infrastructure intervient dans un contexte où le renforcement des capacités nationales constitue une priorité pour les Nations Unies et le Gouvernement centrafricain.
L’objectif est de doter progressivement les institutions nationales des moyens techniques et opérationnels nécessaires pour assurer pleinement leurs missions et consolider durablement les progrès réalisés dans les domaines de la sécurité et de la justice.
Par Ingrid Josette Souembot née Sandanga


















