Former les acteurs locaux à la prise en compte des droits de l’homme dans la prévention des conflits, la consolidation de la paix et la mise en œuvre des plans locaux de développement. Tel était l’objectif de la session organisée du 7 au 10 octobre 2026 à Ndélé, avec l’appui de la MINUSCA, au profit de 44 acteurs de la Bamingui-Bangoran (nord-est de la RCA), dont 20 membres du Comité de mise en œuvre de l’Accord de paix et du Conseil des sages ainsi que 24 élus locaux.
Après leur formation, les 20 membres du Comité de mise en œuvre de l'accord de paix et du Conseil des sages se mobilisent au quotidien pour prévenir et régler les tensions communautaires.
Depuis six ans, le Comité de mise en œuvre de l'accord de paix multiplie les médiations sur le terrain.
Après cette session, ses membres affirment être capables de cibler les racines profondes des crises. « Cette formation m'a permis d'acquérir des connaissances clés pour intervenir efficacement, notamment sur les conflits latents. Il faut savoir écouter toutes les parties et chercher les causes réelles du problème. Je me sens désormais mieux outillé sur le terrain », a témoigné le pasteur Issaka Bousar, membre dudit comité.
De leur côté, les membres du Conseil des sages prévoient déjà de vulgariser massivement ces notions relatives aux droits de l’homme auprès de l'ensemble des leaders communautaires de la région.
Les élus locaux s'engagent à intégrer les droits humains dans le développement
Les 24 élus locaux, conseillères et conseillers municipaux, ont été formés aux principes fondamentaux des droits de l'homme, aux méthodes d'application concrètes sur le terrain et à l’intégration de ces valeurs dans les plans locaux de développement.
Pour Nicole Moussa, première adjointe au maire de la commune de Mbollo Kpata, cette formation a permis de redéfinir la responsabilité des élus face à leurs administrés. Elle affirme : « Ce que nous venons d’apprendre dans cette formation porte sur le droit humain, mais aussi sur la responsabilité de chacun. Nous devons nous unir et mieux travailler ensemble. Le deuxième point qui a retenu mon attention durant la formation concerne nos relations avec la population. Nous devons entretenir de bonnes relations avec elle afin de mieux accomplir notre travail. »
Le préfet de la Bamingui-Bangoran, Francis Bangue Doungoupo, a salué cette initiative de la MINUSCA et a invité l'ensemble des élus locaux à exercer leurs fonctions dans le respect strict des droits fondamentaux de chaque habitant de la préfecture.
Pour la MINUSCA, la stabilité de la région dépend directement du respect de la dignité humaine. Anicet Nkurikiyimfura, coordonnateur de la Section des droits de l'homme de la MINUSCA à Ndélé, rappelle qu'il est impossible de consolider la paix sans respecter les droits fondamentaux.
Syntyche Mantar





