Consolider les acquis de paix et de sécurité et les traduire en améliorations concrètes des conditions de vie des Centrafricaines et des Centrafricains était au cœur du message porté par le Premier ministre, Félix Moloua, et la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, Valentine Rugwabiza, lors de la célébration officielle de la Journée des Nations Unies, ce samedi à Bangui.
Les deux responsables ont salué les progrès accomplis dans le renforcement des institutions, l’extension de l’autorité de l’État et la cohésion entre les communautés, tout en rappelant les défis qui demeurent. Ces avancées, ont-ils souligné, reposent sur les efforts des institutions nationales, la détermination des populations et l’accompagnement des partenaires.
Pour la Cheffe de la MINUSCA, les dividendes de la paix se mesurent dans le quotidien des populations. « Cette paix ne se mesure pas uniquement à l’absence de violence. Elle se mesure à la présence de l’État là où les citoyens l’attendent », a déclaré Valentine Rugwabiza. Elle a souligné que cette paix se traduit concrètement « la capacité d’un enfant à aller à l’école. Elle se mesure à l’accès à des soins de santé de qualité. Elle se mesure à la possibilité pour une jeune femme ou un jeune homme de croire en son avenir. Elle se mesure à la confiance entre les communautés ».
Le Premier ministre a inscrit ces attentes au cœur des priorités du Gouvernement, notamment le développement du capital humain et des infrastructures, la création d’opportunités économiques et la réduction des disparités territoriales. Il a ainsi réaffirmé sa vision « d’une Centrafrique où chaque enfant a accès à une éducation de qualité » et « où les services de santé sont accessibles à tous », tout en plaidant pour l’emploi des jeunes et la pleine participation des femmes à la vie économique, sociale et politique.
Le Chef du Gouvernement a rappelé que le Plan national de développement fait du renforcement de la sécurité, de la gouvernance démocratique et de l’État de droit des conditions essentielles d’une prospérité durable. « La paix n’est pas seulement un idéal à proclamer, mais un engagement constitutionnel, une exigence de gouvernance et une condition indispensable au développement durable », a-t-il souligné.
Valentine Rugwabiza a réaffirmé l’engagement de la MINUSCA et des agences, fonds et programmes des Nations Unies à accompagner les autorités et les citoyens dans la consolidation des acquis, le renforcement des institutions et la promotion des droits humains. Elle a insisté sur l’appropriation nationale de ces efforts : « Les solutions les plus durables sont celles qui sont portées et appropriées par les populations elles-mêmes ». Elle a appelé les acteurs nationaux à préserver les avancées en poursuivant le dialogue, la responsabilité et l’unité.
Les stands consacrés aux sept régions de la République centrafricaine ont présenté les opportunités de développement et illustré l’action conjointe des acteurs nationaux et du système des Nations Unies. Ils ont mis en lumière l’ambition commune de transformer les acquis de la paix en progrès tangibles pour les populations à travers le renforcement des services publics, le soutien aux activités économiques et l’amélioration durable des conditions de vie. L’opération de nettoyage communautaire Kwa Ti Kôdrô et la plantation d’arbres qui ont marqué le début de la journée ont également incarné cette responsabilité partagée en faveur d’un développement durable et d’un avenir plus résilient.





