Femmes Paix et Sécurité

La situation de conflit armé et d’insurrection que la République centrafricaine a connue ces deux dernières décennies et qui s’est traduite par une insécurité généralisée sur l’ensemble du territoire national depuis la prise de pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars 2013  a eu des conséquences dramatiques sur la population. Les femmes et les enfants constituent, en particulier, les groupes les plus vulnérables lors de ces crises militaro politiques.

La situation de conflit armé et d’insurrection que la République centrafricaine a connue ces deux dernières décennies et qui s’est traduite par une insécurité généralisée sur l’ensemble du territoire national depuis la prise de pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars 2013  a eu des conséquences dramatiques sur la population. Les femmes et les enfants constituent, en particulier, les groupes les plus vulnérables lors de ces crises militaro politiques.

Mandat de la section Genre

Le mandat de la section Genre est défini par la résolution 2387 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui au paragraphe 51 demande à la MINUSCA de « tenir pleinement compte, dans tous les aspects de son mandat, de la question transversale que constitue la problématique hommes-femmes et d’aider les autorités centrafricaines à garantir la contribution, la participation et la représentation pleines et effectives des femmes dans tous les domaines et à tous les niveaux, y compris dans les activités de stabilisation, la justice transitionnelle, les travaux de la Cour pénale spéciale et de la Commission vérité et réconciliation, la réforme du secteur de la sécurité et les opérations de désarmement, démobilisation et réintégration et, le cas échéant, de rapatriement, ainsi que dans le dialogue politique national et les consultations électorales, notamment en mettant à disposition des conseillers pour la problématique hommes-femmes, et prie en outre la MINUSCA de lui faire rapport en détail sur cette question, et encourage le Secrétariat de l’ONU, en collaboration avec les États Membres, à recruter plus de femmes dans les composantes militaire et civile de la Mission et dans sa composante de police, dans le plein respect du principe d’une répartition géographique équitable et conformément au paragraphe 3 de l’Article 101 de la Charte des Nations Unies ». Le mandat est guidé par la resolution1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.

Priorités de la section

Au niveau interne (au sein de la MINUSCA) :

  • Fournir un appui technique et des orientations aux cadres supérieurs pour la prise en compte de la dimension genre au sein de la Mission ;
  • Veiller à la prise en compte de la dimension Genre dans les activités des composantes et sections de la Mission ;
  • Développer les capacités du personnel de la mission sur les questions de genre.
  • Fournir un appui technique pour la mise en œuvre effective de la Stratégie de la Parité du Secrétaire Général au sein de la Mission ;

Au niveau externe (en collaboration avec les institutions gouvernementales, les organisations de la société civile et les autres partenaires techniques et financiers) :

  • Améliorer la connaissance des décideurs, des partenaires au développement et des communautés sur la résolution 1325 et les autres instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits des femmes.
  • Appuyer les stratégies et mécanismes de prévention des violences et de gestion des conflits dans le cadre de la promotion de la gouvernance locale.
  • Accroître la participation et la représentation des femmes et des jeunes dans les processus de résolution des conflits et de consolidation de la paix.
  • Accroître la participation des femmes à la gestion de la vie politique nationale.
  • Promouvoir l’intégration de la dimension genre dans les programmes DDR et RSS

Principales réalisations de la section:

  • Formation et mobilisation des femmes leaders pour leur participation effective au Forum de Bangui ;
  • Organisation du symposium des femmes centrafricaines ayant abouti à la formulation des recommandations fortes relatives aux préoccupations majeures des femmes pour les travaux du Forum de Bangui ;
  • Initiation du projet de construction du complexe culturel et sportif du 4eme Arrondissement de Bangui dans le cadre de la promotion de la paix et de la cohésion sociale avec la participation des femmes et des jeunes ;
  • Lancement de projets "QIP" d’appui aux activités génératrices de revenus des femmes affectées par le conflit à Bria dans la Haute Kotto et au Km5 dans le 3eme Arrondissement de Bangui, dans le cadre du renforcement de la résilience des communautés et de la promotion de la paix et de la cohésion sociale.
  • Appui à l’organisation des missions de consultation des femmes de l’arrière-pays sur les priorités du plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en RCA (RCPCA) afin de renforcer la participation des femmes dans le processus l’élaboration des politiques, stratégies et programmes nationaux ;
  • Soutien au processus d’adoption du projet de loi sur la parité homme/femme en République centrafricaine (loi adoptée et promulguée en novembre 2016) ;
  • Plaidoyer en faveur de la représentation des femmes dans le processus de recrutement de 500 policiers nationaux ayant permis d’avoir 23 % de femmes parmi les nouvelles recrues ;
  • Appui à l’atelier de sensibilisation des Officiers des Forces Armées Centrafricaines sur le Genre et la Loi sur la Parité à l’occasion de la Journée internationale de la Femme 2017 ;
  • Organisation d’un atelier de partage d’expériences et développement des capacités des femmes leaders centrafricaines sur le rôle des femmes dans la restauration et la consolidation de la paix avec l’appui d’une consultante du Rwanda en avril 2017.
  • Célébration de la Journée Porte Ouverte sur la résolution 1325 à Bambari en avril 2017 en présence du DSRSG Politique, du Premier Ministre et des Membres du Gouvernement. A cette occasion, les femmes leaders de Bambari sensibilisées sur leur rôle dans le processus de paix, se sont engagées dans des actions de promotion du dialogue et de la réconciliation inter communautaire à travers la mise en place de 6 Cercles de Paix dans la ville. Le projet d’appui aux activités génératrices de revenus au profit des femmes de Bambari financé par la Mission a été également lancé durant cette célébration.
  • Appui à l’élaboration et à la mise en œuvre du projet QIP de réhabilitation de la prison de Mbaiki notamment la construction de cellules pour femmes, de cuisine et sanitaires adéquats qui ont contribué à améliorer les conditions de détention des femmes et assurer leur protection contre les abus sexuels.
  • Appui à l’élaboration et à la mise en œuvre du projet QIP en cours de construction du marché de Bimon en soutien à la résilience des femmes et à la promotion de la cohésion sociale.
  • Développement des capacités de 92 officiers pénitentiaires de la Mission sur le Gender mainstreaming dans le secteur pénitentiaire.
  • Organisation d’un atelier de renforcement des capacités des femmes leaders centrafricaines sur le Dialogue, la Médiation et la Culture de la paix en aout 2017. Les femmes leaders formées constituent une force disponible pour accompagner l’initiative de paix de l’Union Africaine en cours.
  • Appui à l’élaboration et à la mise en œuvre du projet QIP en cours de Renforcement des capacités des femmes victimes de conflits dans la localité de Ouandago à Kaga Bandoro (Secteur centre).
  • Appui à l’élaboration et à la mise en œuvre du projet QIP en cours de Construction et équipement de la Maison de la Femme de Dekoa (secteur centre)