Davantage de sensibilisateurs pour la cohésion sociale dans le 3e arrondissement de Bangui

15 fév 2021

Davantage de sensibilisateurs pour la cohésion sociale dans le 3e arrondissement de Bangui

 

Pour contribuer à la cohésion sociale au sein de leurs communautés respectives, 20 leaders communautaires représentant les autorités locales, les membres du Comité local de paix et de réconciliation (CLPR), et les organisations féminines et de la jeunesse du 3e arrondissement de Bangui ont pris part, les 15 et 16 février 2021, à un atelier de renforcement des capacités en médiation, gestion de conflits et cohésion sociale. Ledit atelier a été organisé par la section DDR de la MINUSCA, en partenariat avec UNOPS et le CLPR du 3e arrdt de Bangui.

Par Ghislaine ATTA

 

Comme l’explique l’officier du programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) de la MINUSCA, Adeline Gouet Tokalo, « le programme de Réduction de la violence communautaire (CVR) 2020-2021 à Bangui, qui cible 600 bénéficiaires du 3e arrondissement dont 400 ex-éléments de groupes d’autodéfenses du PK5 et 200 autres membres de la communauté, prévoit l’organisation d’activités destinées à soutenir la cohésion sociale, la réconciliation et la coexistence pacifique ». D’où la tenue du présent atelier, afin de mobiliser davantage de personnes pour sensibiliser sur la cohésion sociale à travers le pays.

« Dans le contexte que nous vivons, c’est une opportunité offerte pour qu’à la base, le Centrafricain essaie de se ressaisir et de gérer la crise actuelle », a, pour sa part, indiqué Zéphirin Kaya, l’expert qui dispense la formation du jour. « A terme, nous attendons des participants, qu’ils maitrisent le concept de crise et la gestion des conflits locaux. Ces connaissances ainsi acquises vont leur permettre de descendre sur le terrain et jouer ce rôle de mobilisation, de sensibilisation, d’éducation et d’information de la communauté », a-t-il poursuivi.

Leader communautaire au quartier Castors, Fabrice Dekoua, fait valoir quant à lui, que « cette formation vient compléter ce que nous faisions déjà auprès de nos communautés. Désormais, nous serons capables de reconnaitre la source d’un conflit afin de mieux gérer son développement. L’étape suivante consistera à informer nos frères et sœurs et les amener à mieux comprendre le conflit et choisir le dialogue ».

Actualité sanitaire oblige, un module relatif à la prévention contre la pandémie de COVID-19 a également été dispensé aux leaders communautaires qui se sont dit décidés à jouer pleinement leur rôle.

 

 

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