LA MINUSCA RENFORCE SON DISPOSITIF A NDELE POUR PROTEGER LES CIVILS ET LES HUMANITAIRES ET PREVENIR DE NOUVELLES ATTAQUES

6 mai 2020

LA MINUSCA RENFORCE SON DISPOSITIF A NDELE POUR PROTEGER LES CIVILS ET LES HUMANITAIRES ET PREVENIR DE NOUVELLES ATTAQUES

La MINUSCA a renforcé ses effectifs dans la ville de Ndélé (centre-nord de la République centrafricaine) afin de protéger les populations et le travail des acteurs humanitaires et prévenir de nouvelles violences dans la ville, théâtre le 29 avril dernier d’une attaque armée ayant fait 28 morts, une cinquantaine de blessés et quelques 8000 déplacés.

« La MINUSCA a renforcé, dès le 30 avril, ses éléments dans Ndélé en mettant en place un poste de commandement et des unités de renfort pour sécuriser la ville et le travail des ONGs. Une opération est en cours, qui vise à éloigner de Ndélé d’éventuels futurs assaillants », a déclaré le Général Franck Chatelus, chef d’état-major de la Force de la MINUSCA, ajoutant que la situation est actuellement sous le contrôle des soldats de la paix.
Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, le chef d’état- major de la Force est revenu sur l’attaque par des combattants qui « se sont infiltrés en tenue civile avec leurs armes camouflées avec pour intention de faire le maximum de victime c’est-à-dire de tuer les gens au hasard ». « La Force a réagi rapidement puisqu’en moins de 30 minutes, les éléments de la MINUSCA étaient sur le marché et ont repoussé ces assaillants, dans une situation extrêmement complexe, avec la population qui fuit, des tirs des combattants en civil qu’on ne peut pas identifier », a-t-il précisé. « Les éléments engagés ont tiré plus de 1500 cartouches durant les combats et ont eu deux véhicules blindés endommagés », a-t-il ajouté. Le renforcement du dispositif de la MINUSCA a permis de repousser une nouvelle attaque le 30 avril, au cours de laquelle les assaillants ont tiré des roquettes sur les casques bleus sans faire de victime.
Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que plus de 8000 personnes ont fui les violences pour se réfugier près de la base de la MINUSCA, où ils bénéficient de la protection des casques bleus. « C’est un problème humanitaire grave qui fait aussi l’objet de discussions entre la mission et d’autres acteurs, notamment le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies », dit-il, annonçant que l’enquête conjointe gouvernement (parquet et ministère de la justice) - MINUSCA se poursuit jusqu’au 8 mai. « Tout est mis en œuvre en accord avec le gouvernement pour que les responsables de cet acte barbare soient arrêtés et traduits en justice », ajoute-il, mettant en garde contre toutes représailles.

« L’équipe est arrivée à Ndélé le 1er mai pour renforcer et poursuivre les investigations engagées dès les premières heures des affrontements par les UNPOL en poste à Ndélé. La mission a pour but de recueillir des informations détaillées et précises sur les abus et violations des droits de l’homme et du droit

international humanitaire », a, pour sa part, expliqué le porte-parole de la Police, Capitaine Franck Gnapié.
Le porte-parole de la MINUSCA a par ailleurs annoncé le départ des éléments des 3R de la localité de Baboua, suite à la pression politique et militaire de la MINUSCA, en coordination avec le préfet de la Nana-Mambéré, avant d’appeler «les groupes armés signataires de l’Accord de paix à respecter leurs engagements, notamment à mettre fin aux violences, en particulier contre les populations civiles ».
Le porte-parole a aussi rappelé la contribution de la MINUSCA au plan national de lutte contre le COVID-19, marquée par plusieurs initiatives menées par les composantes civile et en uniforme, dont des sessions de formation et sensibilisation, la distribution de produits de protection ainsi que l’appui à la construction de structures sanitaires comme à Bria, où 20 maçons et de charpentiers bénéficiaires du projet de réduction de la violence communautaire de la Mission, travaillent actuellement dans la réhabilitation d'un centre d'isolement et de traitement du coronavirus. La MINUSCA finance cette infrastructure à hauteur de 12 millions de francs CFA.
De son côté, le porte-parole de la Force, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye a souligné que dans le cadre de son mandat de protection des civils, la Force a mené un total de 3760 patrouilles sur le territoire centrafricain durant la semaine écoulée, dont 425 avec les FACA. La Force a également fourni 12